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BMW 335is 2011 : premières impressions

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Marc Bouchard
Exercice de marketing
Le vrai changement
Le seul véritable changement de la 335is face à sa soeur au simple i, c'est le moteur. Ici encore, on conserve le 6 en ligne, mais on conserve les simples biturbos: on y ajoute environ 20 chevaux grâce à une flopée de technologies que l'on dit plus efficaces, et certainement plus puissantes.

Le seul véritable changement de la 335is face à sa soeur au simple i, c'est le moteur.

Du nombre, l'injection directe haute précision, localisée au centre du bloc moteur, qui permet de doser avec justesse le mélange et qui favorise même une utilisation multiple (jusqu'à 5 fois par cycle) de l'injecteur. On utilise aussi le Double-Vanos, un système sophistiqué de gestion des soupapes qui limite, à toute fin pratique, l'utilité du papillon des gaz. Le résultat reste sans conteste, étonnant, puisqu'on retrouve dans ce nouveau moteur autant de puissance qu'un V8, avec 29 pourcent plus d'efficacité énergétique, en ligne avec le Efficient Dynamics cher à BMW.

Notons que dans le cas de la 335is, le bolide est disponible avec une transmission manuelle 6 rapports, ou une DCT 7 vitesses automatiques dont la rapidité d'exécution permet un 0-100 encore plus rapide, en 5,3 secondes à peine.

Quelques tours de piste
Une fois ces jolies spécifications techniques dévoilées, plus un ensemble de propos incluant la précision sur les roues de 18 pouces de série, des pneus de performance, bien entendu de série, et de quelques options disponibles, notamment un système de navigation, il était temps de prendre la piste.

Même si je n'en étais pas à mes premières armes sur circuit, la piste d'Estoril avait un petit quelque chose d'intimidant, surtout sous la pluie. Néanmoins après deux tours derrière le Pace car, le tracé est maîtrisé, et je pouvais maintenant passer aux choses sérieuses.

Dès la sortie des puits, le 335is accélère avec vigueur, pourtant il faut rapidement ralentir pour un virage à droite. La voiture l'enfile sans même se déporter, montrant qu'il y a encore de la place pour un petit surplus d'accélération. La voiture se laisse diriger d'une main de velours, étant facile à équilibrer sans jamais rechigner. La direction, précise, et les suspensions un peu rigides, évitent tout roulis désagréables mais font sentir toute la richesse de la surface.

Quelques virages plus tard, une longue ligne droite permet d'accélérer jusqu'à près de 190 au compteur; la sonorité de la 335is atteint alors son apogée, rendant inutile tout apport extérieur. Une vraie symphonie en piston majeur que les gens de BMW ont soigneusement étudié.

Dès la sortie des puits, le 335is accélère avec vigueur, pourtant il faut rapidement ralentir pour un virage à droite.
Marc Bouchard
Marc Bouchard
Expert automobile