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F1: Les systèmes KERS plus coûteux et complexes que prévu

F1: Les systèmes KERS plus coûteux et complexes que prévu

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Désirant rendre le sport auto plus propre et plus écologique, le président de la FIA, Max Mosely, a imposé l'implantation de systèmes KERS (Kinetic Energy Recovery System, ou système de récupération d'énergie cinétique en français) en Formule 1. Ainsi, de l'énergie normalement dissipée servira à procurer un gain de puissance temporaire aux monoplaces.

Si cette action est louable, sa réalisation, dans un monde aussi complexe que la F1, complique passablement les choses. Durant le Grand Prix du Canada, nous en avons discuté avec des ingénieurs.

« C'est très compliqué à créer et ça engloutit beaucoup d'argent, déclare un ingénieur motoriste. On fait face à des problèmes de poids, d'encombrement et de perturbations aérodynamiques. Disons qu'en gros, les gens de la F1 travaillent sur trois dispositifs différents : hydraulique, électrique et thermique. Mais c'est tellement complexe qu'on ne peut pas travailler sur les trois en même temps pour ensuite choisir le plus performant. Il faut d'abord faire un choix. Les équipes qui sont appuyées par un grand constructeur automobile, comme BMW, Honda, Toyota ou Mercedes, devrait, je dis bien devraient, disposer d'un avantage, car elles peuvent demander au département de recherche et de développement de travailler là-dessus. »

Un autre ingénieur précise que les choses pressent. « Il faut que notre système KERS roule dans trois mois pour effectuer les premiers essais, » précise-t-il. Nous ne disposons pas d'années pour le développer et le fiabiliser. Il aurait peut-être été préférable que la FIA mandate un sous-traitant qui aurait fourni un seul système de récupération d'énergie à toutes les équipes. On aurait ainsi économisé temps et argent. Par contre, la FIA désire que les grands constructeurs automobiles travaillent à développer ces systèmes pour la F1 pour qu'on les retrouve dans les voitures de série dans quelques années. »