Ç'a été plus qu'évident durant la parade de la veille. Car, évidemment, un Indy 500 ne serait pas complet sans un défilé multicolore organisé dans le centre-ville d'Indianapolis. Le sourire et les ballons sont de rigueur. Des gradins payants ont été érigés. La foule est dense mais différente de celle qui assiste à la course. Cette dernière est majoritairement composée de gens venus boire et gueuler; le long de la parade se pressent plutôt des familles. Le spectacle est pour elles. Tout ce que l'État compte de corps de majorettes est au rendez-vous. Les costumes sont quétaines à pleurer. Des chars allégoriques, des clowns, des chevaux, des gens pour ramasser les crottes des chevaux, le maire de la ville, Tony George en personne et plusieurs membres de son clan et, surtout, les pilotes qui défilent dans l'ordre de la grille de départ, tous assis dans de rutilantes Camaro !
Pour la suivre, je me suis coiffé d'une paire d'écouteurs. En jouant avec les fréquences, je pouvais épier ce que pilotes et écuries se racontaient. J'ai trouvé cela génial (il paraît qu'on peut se procurer ces bidules dans n'importe quel bon Radio Shack; la F1, par contre, refuse de jouer le jeu). Heureusement que j'ai pu écornifler d'une écurie à l'autre parce que, franchement, même perché où j'étais, la course m'est demeurée invisible les trois quarts du temps, les bolides se chamaillant dans divers tronçons de la piste cachés par les arbres ou les bâtiments. Bref, j'attends encore d'expérimenter un véritable ovale où je pourrai embrasser toute l'action d'un seul regard.





