Bien que le fait de vanter des compatriotes soit difficilement de la sournoiserie à proprement parler, il faut dire que ces supposés
professionnels de l'information sont moins scrupuleux quand il est question de l'avenir de Jacques.
Dans une déclaration pour le moins inappropriée, le commentateur anglais à la ITV, Martin Brundle, a affirmé que ce n'est qu'une question de temps avant que Villeneuve prenne le chemin de la porte, qu'il y soit forcé ou non.
«Tout ce qui reste à décider semble être: s'en ira-t-il de son propre chef ou sera-t-il poussé?», a lancé Brundle sur les ondes de ITV-F1. «Comme on me l'a rappelé l'autre jour, Villeneuve a connu une carrière à l'inverse de la normale: la pôle dès sa première course, un championnat du monde sans trop attendre et ensuite une longue dégringolade.»
Bien que les propos de Brundle ne diffèrent pas tant des autres critiques, son conflit d'intérêts évident le fait paraître comme le plus grand
opportuniste de la F1 -- après son tsar Bernie Ecclestone, bien sûr. Pourquoi? Non seulement il commente chaque épreuve sur les ondes de ITV-F1, mais il est aussi le gérant du même Écossais qui a poussé Villeneuve hors de la piste au Bahrein, un pilote vieillissant qui ne roule qu'avec un contrat d'un an pour Red Bull et qui n'est pas assuré d'un volant en 2006. Si Jacques disparaît du tableau, un poste se libère pour le protégé de Brundle. Le commentateur se retrouvait ainsi les poches pleines grâce à un contrat de gérance lucratif.
Brundle a ajouté que Jacques était un pilote exceptionnel à une certaine époque, remportant le championnat en Champ Car, aux 500 Milles
d'Indianapolis et en F1 (1997), mais il croit que le Québécois «n'a pas de cordes solides auxquelles s'agripper afin de remonter jusqu'au sommet».
Heureusement pour Jacques, son patron Peter Sauber n'écoute pas les remarques des journalistes partisans et semble prêt à poursuivre son aventure avec l'ancien champion du monde, pour ne pas dire qu'il lui accorde tout son support. Ce dont Jacques a besoin, c'est la chance de pouvoir régler la voiture ou, du moins, de compter sur une équipe qui accepte les critiques franches et procède à des changements quand c'est nécessaire -- des qualités absentes chez les mécanos de Sauber, au dire de l'ancien pilote de l'écurie, Giancarlo Fisichella.
Ils feraient bien de l'écouter, cependant. Si l'actuelle Sauber est un exemple de ce que peut faire Massa pour ajuster sa voiture et que la
BAR-Honda de l'année dernière est un signe de l'expérience de Villeneuve, l'écurie suisse a tout intérêt à tenir compte de ses commentaires. Après tout, les résultats pourraient difficilement être pires qu'ils ne le sont actuellement. Jacques aura peut-être besoin encore de quelques courses pour se refaire la main -- et les techniciens devront peut-être faire preuve d'un peu d'humilité -- mais les résultats seront sans contredit meilleurs pour Sauber. Espérons que Peter Sauber se réveillera et remplacera Massa par Villeneuve sur le siège d'essayeur avant qu'il ne soit trop tard et que la saison tire à sa fin. L'équipe paraissait fougueuse vers la fin de l'année dernière et de précieux points sont toujours récupérables en 2005.
Pour ce qui est de Martin Brundle, il devrait se brancher et se consacrer pleinement à l'une ou l'autre de ses occupations : gérant ou commentateur. C'est sa réputation -- déjà quelque peu compromise -- qui est en jeu.
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| Le commentateur anglais à la ITV, Martin Brundle, a affirmé que ce n'est qu'une question de temps avant que Villeneuve prenne le chemin de la porte, qu'il y soit forcé ou non. (Photo: Sauber Petronas) |
Dans une déclaration pour le moins inappropriée, le commentateur anglais à la ITV, Martin Brundle, a affirmé que ce n'est qu'une question de temps avant que Villeneuve prenne le chemin de la porte, qu'il y soit forcé ou non.
«Tout ce qui reste à décider semble être: s'en ira-t-il de son propre chef ou sera-t-il poussé?», a lancé Brundle sur les ondes de ITV-F1. «Comme on me l'a rappelé l'autre jour, Villeneuve a connu une carrière à l'inverse de la normale: la pôle dès sa première course, un championnat du monde sans trop attendre et ensuite une longue dégringolade.»
Bien que les propos de Brundle ne diffèrent pas tant des autres critiques, son conflit d'intérêts évident le fait paraître comme le plus grand
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| Le conflit d'intérêts évident de Brundle le fait paraître comme le plus grand opportuniste de la F1 -- après son tsar Bernie Ecclestone, bien sûr. (Photo: Sauber Petronas) |
Brundle a ajouté que Jacques était un pilote exceptionnel à une certaine époque, remportant le championnat en Champ Car, aux 500 Milles
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| Ce dont Jacques a besoin, c'est la chance de pouvoir régler la voiture ou, du moins, de compter sur une équipe qui accepte les critiques franches et procède à des changements quand c'est nécessaire. (Photo: Sauber Petronas) |
Heureusement pour Jacques, son patron Peter Sauber n'écoute pas les remarques des journalistes partisans et semble prêt à poursuivre son aventure avec l'ancien champion du monde, pour ne pas dire qu'il lui accorde tout son support. Ce dont Jacques a besoin, c'est la chance de pouvoir régler la voiture ou, du moins, de compter sur une équipe qui accepte les critiques franches et procède à des changements quand c'est nécessaire -- des qualités absentes chez les mécanos de Sauber, au dire de l'ancien pilote de l'écurie, Giancarlo Fisichella.
Ils feraient bien de l'écouter, cependant. Si l'actuelle Sauber est un exemple de ce que peut faire Massa pour ajuster sa voiture et que la
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| Espérons que Peter Sauber se réveillera et remplacera Massa par Villeneuve sur le siège d'essayeur avant qu'il ne soit trop tard et que la saison tire à sa fin. (Photo: Sauber Petronas) |
Pour ce qui est de Martin Brundle, il devrait se brancher et se consacrer pleinement à l'une ou l'autre de ses occupations : gérant ou commentateur. C'est sa réputation -- déjà quelque peu compromise -- qui est en jeu.









