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Kia: sans peur et sans complexe

Kia: sans peur et sans complexe

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À l'assaut de nouveaux marchés

Le malheur des uns fait parfois le plaisir des autres. Jacques Duval étant dans l'incapacité de se rendre en Corée pour y visiter les installations du constructeur Kia, je me suis gaillardement porté volontaire pour retourner dans ce pays pour la première fois depuis cinq ans. C'était ma première visite chez ce constructeur et donc, la première depuis son association avec Hyundai. Et si l'anticipation de pouvoir rencontrer les dirigeants de cette compagnie dans leur milieu de travail n'avait pas été assez forte pour m'imposer un aller-retour de plus de 30 heures d'avion, la curiosité de pouvoir conduire l'Opirus en avant-première a rendu la décision facile à prendre.

Les petites se tassent

Chroniqueur automobile un jour, chroniqueur automobile toujours. Je ne dis pas que je n'ai pas remarqué que les femmes coréennes me semblaient plus jolies et plus élégantes que lors de mon dernier périple. Mais c'est probablement l'effet de l'âge. Comme à chaque fois, j'ai immédiatement perçu les effluves d'ail flottant dans l'air dès que nous sommes sortis de l'aéroport d'Incheon. Pourtant, la première forte impression a été de constater que le parc automobile avait grossi en nombre certainement, mais surtout en volume. Jadis dominantes sur les routes et dans la circulation dense de Séoul, les Kia Rio et Hyundai Accent ont dorénavant fait place aux Kia Shuma et Hyundai Avente quand ce ne sont pas les Magentis et Sonata des deux constructeurs associés. Bref, les conducteurs coréens achètent de plus en plus de voitures intermédiaires et cette tendance influence également les exportations des constructeurs de ce pays. Le désir de Kia d'exporter son modèle Opirus en Amérique du Nord n'est pas un coup de tête, mais le reflet du parc automobile de ce pays.

Et si vous croyez que Séoul est une cité sousdéveloppée et pauvre, vous êtes dans l'erreur. Il s'agit d'une ville de plus de 11 millions d'habitants qui semblent tous être sur la route au même moment. La ville est plus fébrile que jamais et il est impressionnant de constater le nombre d'édifices en construction autant au centre ville que dans les banlieues. Et si la récession de la fin des années 90 a fait des ravages, la reprise semble être bien réelle.

Toute moderne soit-elle, Séoul nous charme par ses marchés de quartier aussi bruyants que pittoresques. Vous pouvez y négocier l'achat d'une copie conforme d'une montre Gucci ou encore d' un sac à main Louis Vuitton tandis que d'autres sont attablés en plein centre de ce souk à l'orientale pour y déguster les spécialités locales, toutes criblées d'ail et rehaussées de sauces très piquantes.

Il ne faut pas pour autant se laisser influencer par cette atmosphère d'autrefois. Ce pays est carrément moderne et très fortement influencé par une économie de production de biens d'exportations. D'ailleurs, le travailleur coréen bosse six jours par semaine, même si une nouvelle tendance permet d'avoir l'après-midi libre le samedi deux fois par mois.