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La Maserati Biturbo d'occasion 1984 - 1987

La Maserati Biturbo d'occasion 1984 - 1987

Une exotique abordable? Par ,

Une exotique abordable?

C'était l'année 1987 et j'étais un entrepreneur prospère involontairement au bord de l'insolvabilité, le lundi noir ayant balayé mes rêves de fortune.

C'était en 1987, j'étais un entrepreneur prospère qui avait rendu visite à mon concessionnaire Alfa-Romeo local, blasé de la BMW 325 stationnée dehors, et qui cherchait quelque chose de plus turbulent. (Photo : Maserati)
Mais n'ayant aucune idée de ce qui allait arriver, j'avais rendu visite à mon concessionnaire Alfa-Romeo local, blasé de la BMW 325 stationnée dehors, et qui cherchait quelque chose de plus turbulent pour faire mes allers et retours du bureau. La charmante 164 n'était pas encore inventée, ou du moins je n'avais aucune information en ce sens, et la plus charmante GTV6 avait été retirée du marché en 1986, ne laissant en place qu'une Milano particulièrement gauche.

J'ai conduit la Milano, mais je ne fus pas impressionné. Ma 325 semblait plus légère sur ses pattes, si je peux dire, et beaucoup mieux construite. Mais il manquait un certain "sex-appeal" du point de vue du design. Alors que j'étais en profonde réflexion là-dessus, la rusée représentante aux ventes du concessionnaire m'a montré quelque chose de spécial "qui venait juste d'arriver", dans un coin, au fond de la salle de montre.

Une Maserati Biturbo 1985 légèrement usagée, dans sa livrée E, a capté mon attention. D'accord, les photos de cet article ne sont pas celles d'une Biturbo E, mais cette jolie petite rouge est le mieux que j'ai pu faire. (Photo : Maserati)
Quelle voiture intriguante. Deux tons, noire et grise (les couleurs deux tons étaient à la mode, à l'époque), plein de chromes luisants et un intérieur beau à en mourir, qu'est-ce qu'un hédoniste en quête de promotion sociale pouvait espérer de mieux? En plus, cet exemplaire de la Maserati Biturbo 1985, légèrement usagée, se présentait à moi dans sa livrée E, ce qui veut dire qu'elle est l'édition de performances d'une voiture de performance.

"Où est-ce que je signe?", me suis-je dit à moi-même. Non, je devais d'abord la conduire, question d'être certain qu'elle ne me laisse pas une sensation aussi ennuyeuse que celle que la dernière voiture italienne que j'ai conduit venait de me laisser. Il y avait plusieurs voitures de luxe, et sportives, alignées entre la Biturbo et les portes de verre coulissantes menant à l'extérieur, et elles ont dû être déplacées. Simultanément, la petite Maserati a démarré, et son système d'échappement Borla, provenant du marché des accessoires, s'est mis à émettre des sons tentants, pendant que le gérant des ventes me regardait, se demandant bien de quelle façon ce jeune, qui se rinçait les oreilles à la musique de cette mécanique, allait bien s'y prendre pour payer les 40-et-quelque mille dollars nécessaires pour l'amener à la maison.

Une fois dans la rue, l'échappement avait un son tout simplement irrésistible, et encore plus quand la vendeuse et moi sommes montés à
Pour un type qui ne voulait acheter rien d'autre que des voitures allemandes ou suédoises jusqu'à maintenant, la petite Biturbo me semblait aussi opulente qu'une Rolls-Royce. (Photo : Maserati)
bord. Wow! Pour un type qui ne voulait acheter rien d'autre que des voitures allemandes ou suédoises jusqu'à maintenant, la petite Biturbo me semblait aussi opulente qu'une Rolls-Royce. À peu près tout était recouvert de cuir ou de suède, même la voûte du toit. Et tout ce qui n'était pas en peau était fait de bois, ou du moins je croyais que c'était du bois. Je n'ai pas vraiment remarqué les autres détails à partir du moment où mes yeux ont fixé ce qui était la plus séduisante horloge analogique que j'aie jamais vue installée dans un tableau de bord. Aux couleurs du logo du manufacturier, elle était installée en plein centre, et garnie d'or brillant.