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Jour 5 - 8 h
Adieu, Whitehorse
La première journée avec notre nouveau groupe de journalistes début tôt avec un copieux déjeuner au Gold Rush Inn à Whitehorse, où l'on rencontre les Italiens responsables de la conception de cette Aventure. Il s'agit ici d'un autre chapitre dans une série d'événements qui les ont menés, jusqu'à maintenant, à travers l'Italie, la Norvège, l'Islande, l'Écosse et l'Irlande.
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| Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com |
Ce sont presque tous des membres d'un club Porsche, et proviennent majoritairement de la côte Adriatique. C'est un groupe très amical, mais malheureusement nos conversations se limitent à des sourires ainsi qu'à des gestes de la tête et des mains, puisque seulement deux d'entre eux parle l'anglais.
Citadins Canadiens gâtés que nous sommes, avons été horrifiés de découvrir que ce qui semble être le seul Starbucks du Yukon n'est pas ouvert les samedis. Quel horreur !
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| Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com |
Perdre un des Cayenne dans l'étape précédente signifie un peu de jonglage afin d'accommoder tout le monde. Je suis assigné au véhicule tirant la remorque avec Tony Morris et Howard. Après avoir fait le plein, je me glisse derrière le volant du Cayenne S, et on fait nos adieux à Whitehorse.
Lesley
Jour 5 - 10 h 30
Paysage à couper le souffle
Le Cayenne est un véhicule large, mais on le sent bien planté sur la route. Sur la surface plate et lisse de la route nous éloignant de Whitehorse, il est facile d'oublier la lourde charge amarrée à l'arrière. La remorque d'environ 1 000 livres a été remplie d'environ une autre demi-tonne d'effets personnels, de pare-brises supplémentaires, de pneus et d'essence.
Avec 400 chevaux sous le pied, on n'a aucun problème maintenir la cadence avec les autres Cayenne.
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| Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com |
Il est inutile de se référer au système de navigation, puisqu'il n'y a qu'une seule route--l'Alaska Highway--et on l'empruntera pour les prochains 640 kilomètres. La vue panoramique se développant autour de nous défie mon vocabulaire de superlatifs. On entre dans la région des montagnes Kluane, et le paysage pourrait faire l'objet de l'encart central de National Geographic : des sommets dentelés, couverts de neige et enveloppés de brume, c'est tout ce que l'on peut voir à l'horizon. Le trafic est quasi-inexistant, et on utilise presque toute la largeur de la route pour compléter les courbes afin d'éviter de déstabiliser la remorque.
Une heure après notre départ, la chaussée commence à se dégrader : contourner les nids-de-poule et les fissures devient un défi. Et puis, comme une mer calme qui déferle tranquillement ses vagues, la route commence à se déniveler et onduler. J'adopte une conduite en slalom dans les ascensions, comme un bateau affrontant les vagues en diagonale, question de réduire les angles et ainsi maintenir la stabilité de la remorque.
On s'arrête pour prendre une pause à Beaver Creek, le point le plus à l'ouest au Canada. Le Cayenne V6 qui éprouvait des problèmes de surchauffe durant l'étape précédente se porte bien, quoique la jauge du réservoir d'essence ne fonctionne plus. Le responsable de la flotte de véhicules Porsche, Rick Bye, croît qu'il s'agit d'un problème logiciel plutôt que mécanique.
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| Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com |
On est surpris de constater que notre Cayenne S, malgré sa motorisation et le poids de la remorque, ne consomme que 16,4 L/100 km.
Autre qu'un malheureux caribou faisant maintenant partie intégrante d'un garde-fou, la faune est absente jusqu'à présent. Avec un peu de chance, on pourra peut-être apercevoir des bisons, des loups ou des caribous... à une distance, espérons-le, sécuritaire de l'autoroute.
Lesley
Jour 5 - 17 h 15
Y'a du poulet en Alaska
Après un court délai à la frontière, parce que l'ordinateur du douanier a planté, on a finalement pu mettre le pied an Alaska.
Plus on se dirige vers le nord, plus la forêt s'amincit et les conifères majestueux font place à des maigres et piteux spécimens ressemblant à l'arbre de Noël de Charlie Brown. C'est difficile à décrire à quel point on est loin de tout ici : on compte des milliers et des milliers d'hectares de terrain complètement dénudés de routes, d'édifices et même de clôtures.
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| Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com |
Là où l'Alaska Highway rencontre la Jonction #5, on aperçoit une pancarte sur lequel est indiqué : « Chicken, Alaska. » Howard, ayant visité cet endroit en VR lors de vacances en famille, a expliqué que le village porte ce nom parce que les résidents étaient incapables de prononcer lagopède. Hum...
Lesley
Jour 5 - 21 h 30
Bizarre de motel, bizarre de cuisine
On a finalement atteint notre destination de Delta Junction. Nos accommodations sont dignes du Motel Bates, et alors que les chambres sont propres, le décor est intéressant. Des murs en lanières de pin à languette et rainure se rencontrent au plafond en arche, et la section au dessus du lit consiste d'une collection de miroirs individuels collés ensemble. C'est comme être sous un bateau tourné à l'envers avec un kaléidoscope géant.
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| Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com |
Le souper semble consister d'une curieuse fusion de grec et d'italien. Mon sandwich gyros était beurré d'un authentique Tzatziki fait maison qui goûtait l'ail à plein nez, et la salade grecque comprend des couches de salami, de jambon et de champignons.
Les Italiens ont plutôt opté pour la pizza. Curieuse, j'ai demandé à leur coordonnateur Stefano comment elle se comparait à celle en Italie.
« On ne mange pas de pizza à la maison, » m'a-t-il répondu.
Lesley












