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Le véhicule neuf moyen est plus cher au Canada qu'aux États-Unis

Le véhicule neuf moyen est plus cher au Canada qu'aux États-Unis

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Le désir des compagnies automobiles asiatiques et européennes d'augmenter les profits qu'ils font sur le dos des Canadiens explique en grande partie le fait qu'un véhicule neuf coûte en moyenne 5842 $ de plus ici qu'aux États-Unis, soit une différence de 17 %.

C'est ce que révèle la firme DesRosiers Automotive Consultants Inc., de Richmond Hill, en Ontario. Bien sûr, les différences de prix varient grandement selon les modèles, mais ceux qui ont mené l'enquête ont découvert seulement cinq véhicules qui sont moins dispendieux au Canada que de l'autre côté de la frontière: la Pontiac Montana SV6, la Toyota Corolla, les Hyundai Elantra et Accent de même que la Chrysler PT Cruiser Cabriolet. À l'inverse, le modèle qui affiche l'écart de prix le plus important est le Nissan Murano, 26 % plus cher au Canada.

On apprend par le fait même que General Motors du Canada «a la distinction d'offrir la plus grande parité entre les prix canadiens et américains». En revanche, l'étude souligne que les manufacturiers du Japon, de la Corée, de l'Allemagne et des autres pays étrangers chargent généralement plus cher au Canada qu'aux États-Unis pour leurs véhicules neufs.

Plus précisément, les voitures de GM, Ford et DaimlerChrysler (DCX) affichent un surplus moyen de 4332 $ chez nous; cette différence est de 7939 $ parmi les autres compagnies. Pour ce qui est des camions, VUS et mini-fourgonnettes, DesRosiers soutient que le supplément exigé par GM, Ford et DCX au Canada est de 3639 $, contre 6432 $ pour les compagnies étrangères.

Bien qu'on assiste effectivement à un «retour à la profitabilité dans les différents niveaux et secteurs de la distribution et de la vente de véhicules au Canada, tous les véhicules offrent maintenant une plus grande marge de manoeuvre pour la négociation», estime DesRosiers.

Cette marge de manoeuvre commence aussi à être de plus en plus commune. Ford du Canada, par exemple, propose encore une fois au public d'énormes rabais sur ses véhicules, notamment en les affichant au prix que paient ses employés. Toyota, Honda, Nissan, Mazda, Mitsubishi, Lexus et Acura - pour ne nommer que ceux-là - ont leur propre programme d'escomptes sur la table.

La firme d'études ontarienne n'a pas fait de comparaisons approfondies entre les divers modèles ni même entre les diverses marques (elle attend qu'un constructeur subventionne une vaste enquête), mais elle est néanmoins arrivée à la conclusion que «les véhicules à fort volume de ventes ont les prix les plus compétitifs, tandis que ceux à faible volume au Canada, même s'ils se vendent très bien aux États-Unis, ont tendance à voir leur prix grimper.»

Les véhicules dont l'achat est considéré comme un besoin selon DesRosiers - petites voitures, modèles d'entrée de gamme, etc. - s'accompagnent en général d'une différence de prix inférieure à 10 %.

Les véhicules «de rêve», en contrepartie, «affichent régulièrement des suppléments entre 15 % et 25 %», rapporte DesRosiers. On parle ici des modèles de luxe d'entrée de gamme (40 000 $ à 55 000 $), un segment sans cesse croissant.

Bien que tous les segments de véhicules à l'intérieur du marché canadien se caractérisent par des marges de profits plus élevées, les trois segments les plus importants au Canada sont parmi ceux dont l'écart est moins grand avec le marché américain. En effet, les catégories «sous-compactes», «compactes» et «intermédiaires» affichent des différences de seulement 1420 $, 1245 $ et 1991 $, respectivement.