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L'Europe voudrait bannir les véhicules à essence d'ici 2050

L'Europe voudrait bannir les véhicules à essence d'ici 2050

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Le virage pris par le monde de l'automobile commence à faire réfléchir plusieurs gouvernements concernant les manières de réduire les émissions polluantes au maximum sur la surface de la planète. Selon plusieurs sources, l'Union Européenne élaborerait à l'heure actuelle un plan visant à amenuiser les émanations de C02 de 60% d'ici à 2050. Pour réaliser cet objectif ambitieux, tout véhicule utilisant du pétrole ou du diesel serait banni à ce moment.

Par le passé, plusieurs études ont démontré que les déplacements des gens étaient l'une des principales causes de la contamination de l'air, et cette potentielle interdiction viendrait s'attaquer directement à la racine de la problématique. Advenant l'application du règlement, les habitants du vieux continent seraient forcés d'employer des voitures, camionnettes et VUS hybrides, électriques ou bien à se rabattre sur le transport en commun.


Évidemment, cette nouvelle s'est frayé un chemin jusqu'aux oreilles de Ford, fabricant du Transit Connect et de la Focus électrique. Qualifiant les intentions de la commission ayant proposé cette idée de louable, l'entreprise croit « qu'il y a d'autres propositions de réglementation qui permettraient de mieux atteindre l'objectif visé ».

Stephen Odell, président et chef de la direction de la division européenne du constructeur, a également affirmé que « cette situation sera mieux résolue dans le cadre d'un débat sensé sur la façon d'améliorer le réseau routier et d'autres aspects de l'infrastructure routière dans des zones urbaines dans une discussion d'ensemble portant sur la politique des transports ».

Reconnaissant le rôle important des véhicules électriques dans le futur des transports, l'ovale bleu se questionne aussi sur les effets qu'une telle mesure aurait sur la demande en énergie accrue en découlant. « Toute proposition (…) ne doit pas seulement être axée sur le marché, mais doit aussi être alignée sur la politique globale en matière d'énergie de l'Union Européenne », conclut le communiqué.

Tard dans la journée d'hier, BBC a laissé savoir que le Royaume-Uni, représenté par le ministre des Transports Norman Baker, a rejeté cette proposition. Selon lui, les mesures «ne devraient pas s'immiscer dans les choix des villes en matière de transport individuel » et son gouvernement « n'interdira pas les voitures des centres urbains ».


Sources: Autoblog, Ford, BBC