Un effet direct du fonctionnement harmonieux et onctueux du groupe motopropulseur est le silence régnant dans l'habitacle. Le moteur ne fait entendre qu'un grondement discret lorsqu'il dépasse la barre des 4 000 tours à la minute. Autrement, c'est le silence complet, la gestion électronique et l'étagement des rapports de la boîte de vitesse permettant des régimes de croisière relativement bas; 1 500 tr/min à 60 km/h, 2 200 tr/min à 100 km/h et 2 800 tr/min à 120 km/h. Tout serait digne d'une voiture de luxe si les bruits de la route étaient mieux filtrés; la suspension fait un bon travail pour absorber les inégalités du pavé, sauf que les moindres chocs se font entendre dans l'habitacle. Ces cognements ne produisent cependant aucun bruit de caisse ni de craquement au tableau de bord, et sont d'ailleurs les seuls bruits perceptibles à l'intérieur de la voiture.
À ces qualités se rajoute un comportement routier très sain. L'Altima affiche une belle stabilité en toutes situations, notamment grâce à une suspension entièrement faite d'aluminium réduisant le poids non suspendu. Les pneus 215/60TR16 ne sont pas étrangers non plus à ce succès. La tenue de route est bonne, quoique l'on sente que l'arrière a tendance à vouloir chasser vers l'extérieur dans les courbes prononcées prises à bonne vitesse. Cette impression est cependant à prendre avec un grain de sel, puisqu'il n'y avait que très peu d'essence dans le réservoir lors de l'essai. Autrement, la voiture vire sans aucune inclinaison et procure une grande confiance. La direction à assistance variable en fonction du régime du moteur est précise et rare pour une Japonaise, communique les sensations de la route. Mais même si son assistance est variable, elle reste tout de même trop dosée, donnant donc un sentiment de légèreté. Au moins, elle n'est nullement affectée par l'effet de couple. C'est ce qui était le plus reproché à la version 3.5 SE manuelle des années précédentes; tenir le volant en forte accélération demandait un effort considérable.
Les freins à disques aux quatre roues, de série sur toutes les versions de l'Altima, font aussi un bon travail et immobilisent la voiture sur de courtes distances. Il faut cependant s'habituer à bien doser la pédale, trop ferme, de façon à freiner sans bloquer les roues et/ou rudoyer les passagers lorsque la voiture n'est pas équipée de l'ABS. Au moins, ils démontrent une bonne endurance à l'effort, ne perdant pas leur efficacité et ne dégageant aucune odeur.
Une dernière qualité de l'Altima est l'impression de petitesse qu'elle procure. Elle ne donne pas au conducteur l'impression qu'elle est aussi longue et large qu'elle ne l'est en réalité, probablement en raison de la large fenestration qui procure une excellente vue sous tous les angles. Les manoeuvres de stationnement s'exécutent donc en grande confiance, et la perception des dimensions de la voiture s'assimile en un temps record. Somme toute, la Nissan Altima 2.5 S saura plaire tant au conducteur paisible qu'à celui cherchant à s'amuser de temps à autre. Nissan a réussi de trouver une excellente combinaison entre tenue de route et confort, rendant l'Altima autant agréable que sécurisante. Tout le monde y trouvera son compte, que ce soit en ville, sur l'autoroute ou sur un parcours sinueux.





