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Nissan Altima 2.5 S 2005 : essai routier

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Khatir Soltani

De retour à l'avant, il est à noter que les sièges offrent des appuie-tête avant actifs qui protègent les occupants en cas de collision arrière en se déplaçant vers l'avant. Il est cependant regrettable qu'ils n'offrent pas beaucoup de soutien latéral et que leur confort soit plutôt moyen. Le conducteur dispose de huit réglages pour son siège, en plus d'une colonne de direction inclinable et télescopique de façon à dénicher une position de conduite adéquate. Le volant est agréable au regard et à l'utilisation, les cadrans indicateurs sont bien placés et de lecture facile. Ils s'allument lorsque le moteur est démarré. Un petit afficheur à cristaux liquides situé complètement à droite indique le rapport sélectionné sur la boîte automatique. Les commandes de ventilation sont bien placées et faciles à utiliser.

Les fleurs ont été lancées. Au tour du pot, maintenant. Le bouton pour activer les clignotants d'urgence, situé devant à gauche du levier de vitesse est difficile à repérer. La chaîne audio AM/FM/CD de 100 Watts à six haut-parleurs offre un rendement lamentable pour une voiture de ce prix, son afficheur est trop petit et illisible à la lumière du soleil, l'intensité de son éclairage n'étant pas réglable si les phares ne sont pas allumés. Ce problème devrait être résolu si la chaîne audio de 150 Watts et huit haut-parleurs est choisie en combinaison avec le système de navigation GPS. Dans ce cas, l'affichage se fait directement sur l'écran du système. Comme il était question des phares, le levier pour les allumer et utiliser les clignotants est beaucoup trop petit, car il est carrément invisible derrière le volant. Idem pour celui des essuie-glace. En terminant, à noter que si l'habitacle de certains véhicules neufs dégage une odeur fort agréable et sujette à créer une dépendance, celle d'une Altima neuve évoque plutôt le mazout.

Ces détails à part, qui sont aisément corrigibles, il faut tout de même admettre que les concepteurs de Nissan ont réussi à créer une ambiance chaleureuse et moderne, qu'on ne se lasse pas de regarder. Ce genre de détail est important, étant donné que la plupart des gens passent bien plus de temps à l'intérieur de leur véhicule qu'à l'admirer dans leur entrée. Cet habitacle est la preuve que Nissan est au courant de ce fait. Qui sait, peut-être qu'un intérieur agréable permet de freiner l'ardeur de certains et d'ainsi réduire la rage au volant?

Sur la route

Le principal reproche attribué aux voitures japonaises de la dernière décennie est qu'elles étaient insipides tant au niveau du design qu'au niveau de l'agrément de conduite. Les constructeurs nippons, Mazda et Nissan entre autres, se sont chargés de renverser la vapeur et se sont ainsi penchés sur la construction de voitures non seulement fiables, mais aussi agréables à conduire, avec une personnalité qui leur est propre. Nissan y est parvenu avec l'Altima, même avec celle équipée du moteur quatre cylindres de 175 chevaux. Même si ce dernier concède 75 chevaux au V6, il demeure néanmoins fougueux, ne se faisant pas attendre lorsque l'accélérateur est fermement enfoncé au plancher. Il faut également souligner l'excellent travail de la transmission automatique; tout comme le moteur, elle ne se fait pas prier pour rétrograder lorsque vient le temps de dépasser. Mieux encore, peu importe la façon dont la voiture est conduite, que ce soit en ville ou sur un parcours sinueux, les rapports sont passés avec une étonnante transparence, à un point tel qu'il faut regarder le tachymètre pour se rendre compte que la boîte vient de passer à une vitesse supérieure.

Khatir Soltani
Khatir Soltani
Expert automobile
  • Plus de 8 ans d'expérience en tant qu’essayiste automobile
  • Plus de 50 essais réalisés au cours de la dernière année
  • Participation à des discussions avec la quasi-totalité des manufacturiers au Canada