Question de réduire le poids du véhicule, Nissan a choisi l'aluminium comme matériau employé pour le couvercle du coffre ainsi que pour le capot. Détail intéressant : la béquille pour tenir ce dernier en position ouverte n'est pas attachée à la carrosserie, mais au capot lui-même. On ne monte donc pas la béquille; on la descend. Toutes les versions ont des rétroviseurs de couleur agencée à celle de la carrosserie, et peuvent recevoir un aileron arrière, installé au concessionnaire. Rien à rajouter sinon que tous les éléments de carrosserie étaient assemblés avec rigueur et précision.
De l'intérieur
Tel que spécifié plus haut, c'est une fois que l'on s'installe dans l'habitacle que la différence du modèle 2005 avec ceux des années précédentes est la plus frappante. Tout a été refait, de la planche de bord au tissu des sièges, en passant par le volant. La présentation est dynamique sans tomber dans les excès. Les constructeurs japonais semblent s'être réveillés, après avoir conçu durant des années des intérieurs certes pratiques, mais tellement fades. Les différentes appliques à imitation d'aluminium font bonne impression, car elles donnent vraiment l'illusion qu'il s'agit d'aluminium véritable alors qu'il n'en est rien. L'imitation de chrome est également présente sur les poignées d'ouverture ainsi que sur les loquets des portières, autour des nacelles des cadrans indicateurs, et autour du levier de sélection de la boîte automatique.
Il y a mieux : auparavant, l'Altima de troisième génération était vivement critiquée pour avoir un intérieur comportant des matériaux de très bas de gamme, avec en prime un assemblage très mal foutu, source inévitable de craquements. Ce n'est plus le cas en 2005, car les matériaux utilisés sont de qualité, semblent résistants tout en étant moelleux au toucher. De plus, l'assemblage des différents éléments du tableau de bord se révèle tout à fait excellent, l'espacement entre les différentes pièces étant égal à tous les endroits. La sellerie en tissu a été renouvelée, et dégage une impression autant de bon goût que de durabilité. Chez Nissan, on affirme que le modèle 2002 était en effet une version « diluée » du modèle 2005, question de ne pas nuire au Maxima, le modèle grand format de Nissan, qui n'avait pas encore été renouvelé à l'époque (sic).
Plusieurs espaces de rangement sont dispersés ici et là dans l'habitacle. On retrouve les traditionnels vide-poches à l'avant, un coffre à gants, un petit espace sous l'accoudoir central, deux autres devant et derrière le levier de vitesse, et un dernier en lieu et place du système de navigation, situé au-dessus de la radio. Il y a même un petit rangement pour les lunettes au plafond, à côté des lampes de lecture, livrées de série. Les places arrière ont aussi leurs vide-poches aux portières, et en ont même deux dans les versions ne disposant pas de la chaîne audio à huit haut-parleurs, les emplacements prévus à cet effet ayant été remplacés par des petits vide-poches. Les occupants à l'arrière bénéficient en plus d'un accoudoir, pourvu de porte-gobelets, rabattable au milieu de la banquette qui se fractionne en 60/40 pour augmenter le volume du coffre, déjà très généreux. Généreuses aussi sont les places arrière, offrant beaucoup de dégagement pour les hanches, la tête et les jambes, de quoi permettre à deux adultes de se laisser conduire de Montréal à Toronto d'une traite, sans aucunement souffrir. Elles sont en plus faciles d'accès grâce à de grandes portières qui ont une ouverture très large. Il est cependant dommage qu'elles n'aient pas d'appuie-tête.





