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Pas de X-Type ni de VUS pour l'avenir de Jaguar?

Pas de X-Type ni de VUS pour l'avenir de Jaguar?

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La première fois que j'ai rencontré Jim Padilla, l'avenir de Jaguar semblait très prometteur. Nous étions en Écosse, prêts à faire l'essai des nouveaux modèles XJ de la légendaire firme britannique qui fait partie de la famille Ford. Padilla était la personne responsable de la stratégie à adopter pour que la conversion de Jaguar en une compagnie moderne devienne réalité.

Le plan d'affaire semblait logique : utiliser une partie des immenses ressources de Ford pour redresser une des marques les plus appréciées et les plus désirables de l'histoire de l'automobile. Ensuite, il s'agissait de prendre de l'expansion vers les nouvelles branches du marché des voitures de luxe.

Donc, après un dîner au Skibo Castle de Andrew Carnegie au nord d'Aberdeen, l'avenir de Jaguar semblait définitivement brillant.

Durant la décennie qui a suivi, je n'ai pas vu grand-chose de Padilla puisque ses responsabilités ont changé à plusieurs reprises au sein de l'empire Ford, mais je suis sûr qu'il a gardé un oeil attentif sur Jaguar.

Il a semblé que les choses ont déraillé un peu avec l'arrivée de la S-Type qui devait suivre les traces de la célèbre Mark II, une des plus belles berlines de l'histoire de l'automobile. La S-Type était infiniment supérieure mécaniquement, mais elle ne semblait pas avoir le même sens du style et l'accueil n'a pas été aussi enthousiaste qu'espéré.

Jaguar X-Type Estate

Deux années plus tard, ce fût l'expansion vers le bas avec la X-Type. L'idée semblait cohérente puisque BMW et Mercedes-Benz ainsi qu'un bon nombre de manufacturiers de voitures de luxe que Jaguar voulait concurrencer opéraient déjà dans ce segment. Encore là, les choses n'ont pas tourné comme prévu, surtout parce que la X-Type semblait trop loin de ma description favorite de la marque britannique : Jaguar est la marque qui nous donne le sentiment d'être élégant. De la même façon, je ne pouvais pas me faire à l'idée que la X-Type à traction intégrale était basée sur la Ford Mondeo. Vendue sous l'appellation de Ford Contour et Mercury Mystique, la Mondeo a été un échec sur toute la ligne en Amérique du Nord.

Voici où nous en sommes, dix années après ce dîner en Écosse et Jaguar n'a pas progressé autant qu'on l'aurait souhaité.

Ford tente une fois de plus d'en faire une compagnie profitable ou du moins, d'en faire une compagnie qui fait ses frais. Une des personnes en charge pour atteindre ce but est Jim Padilla.

À titre de PDG de l'empire Ford en cet instant et à la suite de ses réponses aux questions lors d'une émission de télévision appelée AutoLine Detroit qui est passée un récent dimanche matin, je pouvais clairement voir que Jim Padilla conservait toujours une place de choix dans son coeur pour la marque Jaguar.

La façon dont il voit es choses pour sauver Jaguar est typique et simple : « Jaguar doit simplement retourner à la recette qui a fait son succès : construire de belles voitures performantes », c'est la voie que Padilla préconise et il va sûrement créer quelques dissensions aux sein des grands amateurs d'automobiles.