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Premier essai de la BMW Z4 sDrive 30i 2019 : rien d’acquis

Palm Springs, Californie – À la mi-février, je me suis retrouvé au cœur d’un programme que BMW tenait pour la deuxième année consécutive. Ce dernier nous permettait de mettre à l’essai une flopée de modèles 2019, l’occasion rêvée pour remettre à jour nos notes et nous farcir quelques nouveautés.

Du lot, la Z4, un modèle qui a énormément fait jaser depuis quelque temps. Pas tant parce qu’il est attendu chez BMW, mais plutôt parce que sa cousine d’adoption, la Toyota Supra, est sur toutes les lèvres. Les deux ont été développés conjointement par les deux firmes.

Évidemment, même si elles partagent quantité d’organes, y compris les principaux qui œuvrent sous la robe, il sera intéressant de les comparer. La première étape de cette opération est complétée alors qu’on a pu mettre la main sur la Z4, le temps d’une trentaine de minutes.

Photo : D.Rufiange

C’est court, on en convient, mais c’est suffisant pour se faire une idée. On aura bien sûr l’occasion de l’analyser de long en large un peu plus tard en cours d’année, mais n’empêche, ce premier contact nous a permis de tirer quelques conclusions.

Regardons ça ensemble.

Style : prisonnier d’une tradition
Les comparaisons entre la Toyota Supra et la BMW Z4 sont incontournables. Dans le premier cas, la firme japonaise partait d’une page blanche et avait l’occasion de créer un produit tout frais. Chez BMW, rien n’empêchait cette approche… sauf la tradition.

Cette dernière est un couteau à deux tranchants. Elle ajoute du prestige et impose le respect. Du même élan, elle a l’effet d’un carcan pour les stylistes. On fait bien sûr référence à la grille ici. Et puisque c’est elle qui définit le faciès…

La bonne nouvelle, c’est qu’on a joué avec cette dernière en remplaçant les traditionnelles (!) lamelles par un fini de type nid d’abeilles. En revanche, en lui greffant des phares rappelant la Fiat 124, on est venu gâcher la sauce un peu.

Nonobstant ce faux pas, l’ensemble demeure séduisant et la voiture fait tourner les têtes. À l’arrière, le coup de crayon a été plus heureux.

Photo : D.Rufiange

À bord : la tradition réinventée
À l’intérieur, là où BMW a toujours scrupuleusement respecté la tradition, on assiste, ironiquement, à de réels changements. C’est aussi vérifiable à travers la gamme. On l’observe surtout devant nos yeux où les cadrans ont pris le bord pour être remplacés par un écran numérique multifonctionnel, la nouvelle tendance dans l’industrie.

Un bon mot pour le fini d’alu à la console centrale ; une touche sportive appréciable. Du reste, les baquets se sont avérés confortables, mais pas enveloppants outre mesure. La position de conduite a pu être trouvée facilement, fruits d’ajustements nombreux.

Photo : D.Rufiange

Au volant : en attendant le 6-cylindres…
La version que nous avions à l’essai était porteuse de la plus petite mécanique qui sera offerte dans la Z4, soit un 4-cylindres turbo de 2 litres. Ce dernier annonce des prestations de 255 chevaux et 295 livres-pieds de couple. La fiche technique fait état d’un temps de 5,4 secondes au 0-100 km/h.

Notre impression ne fut pas la même. Si la voiture en propose autant, peut-être filtre-t-elle trop les sensations ? Ne nous méprenons pas ; les accélérations sont vives et au rendez-vous. L’équilibre, lui, frise la perfection avec une répartition parfaite du poids (50/50). Cependant, la sensation transmise par un moteur 4-cylindres au service d’une voiture sportive ne sera jamais la même que celle d’un bloc en comptant deux ou quatre de plus.

La sonorité, aussi, n’a rien pour émoustiller. En fait, en écrasant l’accélérateur, tout y est, sauf l’émotion à laquelle on s’attend avec un tel bolide.

Il est vrai qu’on peut faire passer les réglages en mode plus sportif, ce qui aide, assurément. Avec le modèle sDrive 30i et son moteur 4-cylindres, tout ensemble de performance se veut un must, question de donner un peu de tonus au modèle. Personnellement, je suis demeuré sur mon appétit. En fait, j’ai doublement hâte de mettre à l’essai la version à moteur 6-cylindres.

Photo : D.Rufiange

Et ce n’est pas qu’une question de performances pures. La Z4 n’est pas donnée (son prix de base est 62 450 $) et pour l’acheteur, la sensation que va lui procurer son acquisition compte assurément pour beaucoup. Et ajoutez à cela que dans le segment où évolue la voiture, on retrouve une certaine Porsche Boxster.

Bref, rien n’est acquis pour cette Z4 qui devra continuer à se battre pour faire sa place et subir, pour un certain temps du moins, la comparaison avec la Toyota Supra. Cette dernière, il est vrai, sera d’abord proposée en version coupée ; il faudra comparer en considérant ce fait. Une variante décoiffée serait dans les cartes, cependant.

Cela dit, on aura une meilleure idée lorsqu’on prendra le volant de cette Supra. Il sera aussi intéressant de mettre à l’essai la Z4 M40i, dont le bloc proposera 382 chevaux et 369 livres-pieds de couple.

Bref, on aura l’occasion d’y revenir.

Article par Auto123.com

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