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Toyota RAV4 hybride 2019 : la Prius des VUS

Le Toyota RAV4 a fait peau neuve pour l’année 2019. Fait rare, cela s’est produit au moment où il était le véhicule le plus vendu en Amérique du Nord, hormis les camionnettes pleine grandeur des trois constructeurs américains.

Notre essai du Toyota RAV4 régulier

Notre essai du Toyota RAV4 Trail 2019

Habituellement, lorsqu’un modèle performe de la sorte, ses créateurs le laissent tranquille et engrangent les profits. Chez Toyota, on a cette fois décidé d’agir autrement et de battre le fer à chaud. La nouvelle mouture est avec nous depuis presque une année.

Et, comme ce fut le cas avec le RAV4 d’ancienne génération, une variante hybride est proposée. C’est elle qu’on a mise à l’essai afin de voir si on avait progressé avec cette approche. Car, il faut le dire, si Toyota a été la pionnière de la chose hybride, sa technologie a évolué bien trop timidement au fil des deux dernières décennies.

Voyons voir.

Fiche technique du Toyota RAV4 hybride 2019

Photo : D.Rufiange

La robe
L’esthétisme d’un véhicule joue pour beaucoup dans son succès… sauf lorsqu’on s’appelle Toyota. Le modèle de dernière génération du RAV4, on va se dire les vraies affaires, n’avait pas les outils pour remporter un concours de beauté. Et pourtant…

Avec la nouvelle mouture, on a fait un pas en avant. Les goûts ont beau être dans la nature, le coup de crayon dont a hérité le produit actuel est beaucoup plus réussi. On peut même parler de caractère ici.

Dans le cas de la variante hybride, la discrétion est le mot clef ; quelques identifications ici et là, ainsi que le traditionnel logo au fond bleu de la marque. On ne veut pas faire de bruit ici, dans tous les sens du terme.

À bord
Une fois à bord, on découvre un environnement bien ficelé où la qualité règne. L’ergonomie est sans faille, mais certaines commandes au volant exigent d’être manipulées avec des doigts de fée. Ça contraste avec les grosses molettes qui permettent de régler la température.

Photo : D.Rufiange

Quant à l’écran tactile de sept pouces, il renferme tout ce qu’on souhaite retrouver, même la compatibilité avec l’application Apple CarPay. L’aspect tactile fait parfois rager, comme c’est le cas partout à travers l’industrie. Au moins a-t-on accès aux menus principaux grâce à des boutons qui flanquent l’écran.

Le confort des sièges est bon, mais ne vous attendez pas à vous sentir agrippés par ces derniers ; on veut plaire à tous les gabarits ici. À l’arrière, le dégagement est excellent pour les passagers et à la hauteur du coffre, on a droit à 1976 litres de volume lorsqu’on rabat les sièges de la deuxième rangée. Pas de plancher plat, toutefois, c’est à noter.

Pour ce qui est de l’équipement, comme c’est souvent le cas, on nous prête une version entièrement garnie. Ainsi, notre RAV4 hybride Limited avançait tout ce qu’on peut souhaiter, y compris une fonction chauffante pour les sièges arrière.

Pour en arriver à cette déclinaison, on doit passer par les propositions LE, XLE et XSE. Les deux premières peuvent être servies avec la motricité aux roues avant. Avec la mouture hybride, les griffes aux quatre roues sont un automatisme.

Photo : D.Rufiange

Et pour discourir un tantinet sur la version de base, il faut quand même noter qu’elle avance l’essentiel, y compris les sièges chauffants avant, l’accès sans clef et des rails de toit. De plus, les caractéristiques de la suite de sécurité Toyota Safety Sense 2.0 sont de série sur tous les RAV4, hybrides ou non. On fait ici référence à des aides comme un système précollision avec détection de piétons et de cyclistes, des feux de croisement automatiques, le régulateur de vitesse adaptatif, ainsi que l’avertisseur de changement de voie avec fonction de redressement où le volant cherche à nous replacer dans le droit chemin.

L’approche hybride
La précédente génération du RAV a été proposée de 2013 à 2018, inclusivement. En 2016, la compagnie ajoutait une livrée hybride à l’index. L’auteur de ces lignes s’était déplacé à Ottawa pour le lancement de cette dernière. L’impression d’alors avait été qu’on avait agi pour la forme.

Oui, le modèle était efficace et le tout fonctionnait bien, mais les cotes de consommation n’avaient rien d’extraordinaire à 6,9 litres aux 100 kilomètres pour la conduite en ville, 7,8 sur l’autoroute. Or, c’est un peu beaucoup ce qui motive l’acheteur qui lorgne la solution hybride, surtout qu’il doit allonger plus de billets verts pour y avoir droit.

Photo : D.Rufiange

Conséquemment, nous avions bien hâte de voir ce que Toyota nous réservait pour cette évolution. Sur papier, on a toujours droit à la même configuration, soit un moteur 4-cylindres de 2,5 litres à cycle Atkinson, lequel voit son travail jumelé à des moteurs/générateurs électriques à couple élevé, ainsi qu’à une transmission automatique à variation continue (CVT). Cet ensemble hybride, Toyota le distingue comme celui de deuxième génération, bien sûr plus efficace.

Concrètement, la compagnie annonce des cotes de 5,8 litres aux 100 kilomètres en ville, 6,3 sur l’autoroute, le tout pour un combiné de 6 litres. Avec l’ancienne génération, la médiane ville/autoroute s’établissait à 7,3 litres au 100 kilomètres.

On parle donc d’un progrès substantiel. Mieux, nos résultats ont été meilleurs. Après quelque 700 kilomètres réalisés à 85 % sur autoroute, notre expérience s’est soldée par une cote de 5,8 litres. En ville uniquement, nous étions sous les 5,4 litres. Des chiffres qui s’approchent de ce que propose la Prius, une voiture vendue à la même adresse.

À titre comparatif, le modèle régulier à quatre roues motrices du RAV4 annonce 9,2 et 7,1 litres, en respectant le même ordre.

On profite donc de gains importants avec la variante hybride. Mieux, à équipement égal, la prime exigée pour cette dernière n’est que de 1400 $ ; des deniers qui seront récupérés rapidement.

Photo : D.Rufiange

Un meilleur joueur, mais pas un athlète
Aux commandes, on ressent bien les progrès réalisés avec cette génération, elle qui repose sur la structure TNGA (Toyota New Global Architecture), une plateforme qui avance une belle rigidité.

Conséquemment, on s’ennuie moins au volant du RAV4. Et vous avez bien lu. On ne peut pas parler d’une conduite engagée ici, mais l’ensemble est solide. La réponse du train avant est prompte, la douceur de roulement irréprochable et le sentiment de sécurité constant.

Une valeur sûre, comme on dit.

Photo : D.Rufiange

Conclusion
Si la dernière variante hybride du RAV4 nous avait laissés sur notre appétit, c’est tout l’inverse avec cette nouvelle. Toyota a enfin fait un pas en avant avec cette technologie, un pas qu’on attendait il y a 10 ans, toutefois.

Mieux vaut tard que jamais, néanmoins. La proposition mérite le détour. Et, comme vous vous en doutez, la fiabilité du modèle est légendaire.

Allez-y gaiement si le produit vous intéresse.

On aime

Consommation vraiment intéressante
Fiabilité légendaire
Grande douceur de roulement

On aime moins

Conduite un peu trop aseptisée
Certaines commandes de petites dimensions
Où est la variante hybride enfichable ?

Photo : D.Rufiange

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