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Essai: Toyota Camry XLE 2007

Essai: Toyota Camry XLE 2007

Une Lexus pour les pauvres Par ,

Une Lexus pour les pauvres

Avec une concurrence coréenne féroce comme Hyundai et Kia qui proposent une gamme impressionnante de berlines aux Nord-Américains,
(Photo : Rob Rothwell)

une révision complète de la Camry s'imposait afin que Toyota puisse maintenir sa suprématie dans la catégorie des berlines intermédiaires. La toute nouvelle Camry 2007 représente la sixième génération de la fabuleuse berline intermédiaire de Toyota. Dans cette nouvelle cuvée, Toyota a tenté de secouer l'image débonnaire de la très fiable berline à 4 portes en lui incorporant des lignes plus sportives et en donnant plus de vitamines au moteur V6. Ce qui est demeuré presque inchangé sont ses dimensions et l'échelle de prix. De plus, elle continue d'adopter la configuration à traction avant et d'offrir le choix d'un 4 cylindres ou d'un V6 selon la version. Cette semaine, c'est la version haut de gamme XLE équipée du V6 qui est à ma disposition.

Peu importe la version choisie, la Camry 2007 projette une image plus modelée sur le style des plus récentes Lexus. Je trouve la voiture plutôt attrayante sous tous ses angles exception faite du museau. Pour une raison ou une autre, cette grille en forme de sourire bordée de l'imposant logo de la marque dans le haut ne semble pas à sa place à mon avis. À part ce détail de style bizarre, les stylistes de la firme ont réussi à donner une apparence plus athlétique et plus stimulante à la sage berline, en tout cas sûrement plus qu'aux générations précédentes de la Camry, Dieu merci. Certains modèles des années antérieures étaient aussi inspirants
(Photo : Rob Rothwell)

qu'un robinet mal fermé, mais l'inspiration n'est pas et n'a jamais été la raison d'être de la Camry. Contrairement à la plus « hot » des Maxima qui privilégie d'abord des lignes et des performances à couper le souffle et comme les Camry d'autrefois, la cuvée 2007 mise surtout sur le confort et le raffinement et sur la qualité et la valeur. En fait, je décrirais la nouvelle Camry comme étant une Lexus des pauvres. Oui, elle est aussi bien que cela. De toutes ses vertus, le raffinement est celle qui ressort le plus. D'ailleurs on le sent à chaque pression sur le bouton de démarrage de ma XLE.

L'intérieur revêtu de cuir de la XLE fait très chic et procure un espace impressionnant pour les membres et les boîtes crâniennes des passagers. S'apparentant davantage à la division de luxe de Toyota, l'habitacle de la Camry présente une finition de haute qualité et des touches plus séduisantes comme ces garnitures en similibois très réussies et un tableau de bord qui diffuse une luminosité agréable durant la nuit. Grâce au volant inclinable et télescopique en équipement de série et aux sièges avant infiniment ajustables, il est facile de trouver la position de conduite parfaite. Les sièges baquets plus luxueux de la version XLE offrent tout le support nécessaire, mais l'assise manque un peu de longueur et le coussin latéral est insuffisant. Peu importe, ils supportaient mon « châssis » très confortablement.

(Photo : Rob Rothwell)

De la position du conducteur, j'ai eu un sentiment d'espace dans l'habitacle de la Camry. Il semble plus grand que nature au point où je me suis senti comme dans une berline pleine grandeur. Même si les places arrière sont considérablement plus réduites, elles sont satisfaisantes. Curieusement, la banquette arrière de mon véhicule d'essai ne se rabattait pas. Je suppose que ce handicap est dû au fait que le dossier est inclinable. Celui de la version de base se rabat et donne un espace de chargement bien plus grand que celui de mon véhicule d'essai. Malgré ce désagrément, le coffre de la Camry est volumineux; mais malheureusement, l'accès est inférieur à ce qu'il était.