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Essai à long terme du Kia Niro EV, 9e partie : Comment tromper le froid ?

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Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Niro EV. Aujourd’hui, la 9e partie.

Dans ma dernière chronique, j’ai promis à Émiliano de tester et noter attentivement les effets de l’hiver sur notre Kia Niro EV.

Nous savons déjà que l’autoroute n’est pas tendre envers l’autonomie de n’importe quel VÉ. Elle lui gruge des kilomètres plus rapidement que lorsque le VÉ se balade au centre-ville. Le vent, la topologie du terrain, les rares freinages et plusieurs autres facteurs font en sorte que notre autonomie fond comme une avance du Canadien de Montréal.

L’autre agent perturbateur particulièrement cruel, c’est le froid.

Vous avez tous entendu la mise en garde suivante : « Attention ! Quand tu rouleras l’hiver, tu perdras 30% de ton autonomie ! »

À moins que ça ne soit 40% ou peut-être même 50%...

Légende urbaine ou quoi ?

Et puis, par ailleurs, pourquoi au juste est-ce que le froid viendrait ainsi brouiller les cartes ?

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L'hiver, youppee
Photo : D.Boshouwers
L'hiver, youppee

C’est vrai…
J’ai été rapidement à même de vérifier les effets pernicieux du mercure qui chute durant deux circonstances spécifiques. Tout d’abord, lors de la recharge du Niro. Depuis que l’hiver s’est installé à demeure, le VÉ a beau passer toute la nuit dehors branché sur une prise domestique de 120V, le gain en kilomètres au petit matin est bien moindre que celui constaté en plein été.

Sans entrer dans les fins détails de la composition chimique et du fonctionnement des batteries lithium-ion qui équipent la majorité des VÉ modernes – dont le Niro –, une rapide recherche sur la Toile m’a appris que les ions qui participent à la production d’électricité se déplacent paresseusement lorsqu’ils sont confrontés au froid. Avec la conséquence immédiate que la batterie exposée aux morsures glaciales, pendant que je fais dodo bien au chaud, se recharge plus lentement.

Heureusement pour moi, j’avais une solution à portée de main : faire du ménage dans mon petit garage, assez en tous les cas pour permettre au Niro d’y passer désormais la nuit.

Le bénéfice ne s’est pas fait attendre, la vitesse de recharge s’est nettement améliorée, sans négliger le fait que je prends place maintenant dans un habitacle qui est déjà à température tempérée et que je viens de dire adieu aux pénibles séances matinales de déneigeage et de dégivrage.

Rien que de merveilleux incitatifs pour enfin me débarrasser des cochonneries qui encombraient le garage !

Bien entendu, si vous ne disposez pas d’un abri protégé, ça vous fait une belle jambe ce que je vous raconte là. Mais je ne vous laisserai pas tomber pour autant puisqu’il existe d’autres solutions, vous verrez bien.

Le Kia Niro EV, bas de console
Photo : D.Boshouwers
Le Kia Niro EV, bas de console

Le prix de la chaleur
La deuxième situation qui m’a prouvé que l’hiver appauvrit l’autonomie du VÉ, c’est le chauffage.

J’ai beau avoir la chance de quitter la maison avec une Niro relativement chaude, dès que je roule depuis 15 minutes à une température de -20, j’ai juste envie de régler le système de chauffage au max !

Erreur.

Parce que dès que je l’ai fait, j’ai vu le compteur me retrancher instantanément une trentaine de kilomètres. Ouche !

J’ai répliqué en ni plus ni moins désactivant le chauffage et j’ai aussitôt récupéré les kilomètres comme par magie.

Une nième recherche sur la Toile m’a confirmé que le chauffage souhaité pour réconforter ma carcasse durant le trajet au lieu de m’entendre claquer des dents peut amputer jusqu’à 25% de l’autonomie du VÉ.

Le dilemme est clair : ou bedon je chauffe et je roule moins loin, ou bedon je grelotte et je me rends plus loin.

Le Kia Niro EV, avant
Photo : D.Boshouwers
Le Kia Niro EV, avant

Puis j’ai découvert qu’il n’était pas nécessaire de choisir l’un ou l’autre de ces extrêmes. Il existe en effet des trucs qui nous proposent une solution mitoyenne et même bien pratique quand on n’a pas de garage :

- Chauffer l’habitacle avant de partir pendant que l’auto est branchée, même dehors. Non seulement profiterez-vous d’une cabine confortable mais vous n’affecterez pas l’autonomie ;

- Si votre VÉ est équipé de sièges avant chauffants et même d’un volant chauffant (ce qui est le cas de mon Niro SX Touring 2020 et qui l’est aussi pour le modèle 2022 à partir de la version EX+), n’hésitez pas à vous en servir. Leur chaleur est d’autant plus jouissive qu’elle coûte beaucoup moins cher en énergie que le chauffage ambiant de la cabine ;

- Ne surutilisez pas les autres technologies et gadgets embarqués, du moins pas tous en même temps, puisqu’ils drainent eux aussi de l’énergie ;

- Adoptez un type de conduite où vous n’écrasez pas le champignon à tout bout de champ, une suggestion qui vaut d’ailleurs son pesant d’or hiver comme été. Pour automatiser cette attitude zen, privilégiez le mode Éco à la place de Normal ou Sport. L’auto optimise alors l’utilisation du chauffage et de l’accélérateur. Autrement dit, elle vous force à épargner de l’autonomie, comme votre REER ;

- À la rigueur, je pourrais aussi vous conseiller d’emprunter des routes régionales au lieu de filer sur une autoroute énergivore, mais à moins d’être un retraité, ou en tout cas d’avoir beaucoup de temps libre, en plus de celui nécessaire pour les arrêts aux stations de recharge, il s’agit d’un conseil plus ou moins adapté à la moyenne des ours.

Je ne peux pas vous quitter sans une bonne nouvelle. Malgré tout ce qui précède, rappelez-vous que le moteur à explosion, lui, nécessite divers fluides pour fonctionner (huile, lubrifiants, carburant, etc.). Quand on se les gèle dehors, le moteur thermique, s’il ne profite pas d’un garage chauffé, prend du temps à s’échauffer. Et pendant que ses liquides se dégèlent, il pollue.

Le moteur électrique, pour sa part, comporte zéro fluide, de sorte qu’il démarre instantanément, même quand il est garé sur une banquise peuplée de manchots royaux.

Le Kia Niro EV, calandre
Photo : D.Boshouwers
Le Kia Niro EV, calandre

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