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Nissan Altima 3.5 SR Coupé 2010 : essai routier

Nissan Altima 3.5 SR Coupé 2010 : essai routier

Nissan transforme la boîte CVT en une bombe incendiaire Par ,

Nissan construit des voitures sport à deux portes depuis des décennies. Les 240SX, 300ZX et GT-R démontrent toutes comment le constructeur a su rallier des adeptes fervents de performances dans le marché des véhicules à la fois neufs et d’occasion.

L'Altima Coupé frappe fort quand on parle d'unicité, de tradition, de performances et de faible consommation. (Photo: Justin Pritchard/Auto123.com)

Destiné à combler l’écart entre la Sentra SE-R à quatre cylindres et la gamme Z considérablement moins pratique, le dernier modèle à deux portières du constructeur est une version compressée de l’Altima berline. On peut dire que l’Altima Coupé est un nouveau joueur sur le terrain des sportives Nissan, mais il attire un nouveau genre d’acheteur à la famille Altima qui ne veut rien savoir des voitures familiales.

Une quatre-portes à deux portes?
L’Altima Coupé est loin d’être une quatre-portes amputée de deux portières. En effet, elle est plus basse qu’une berline, et plus courte tant du côté de l’empattement que de la longueur totale. En ce qui concerne les plaques de carrosserie, seul le capot est commun à la berline et au coupé.

Condenser physiquement et visuellement la plateforme déjà sportive de l’Altima, voilà une proposition emballante… et profitant également de la récente cure de rajeunissement, l’Altima Coupé 3.5 SR propose aux consommateurs une machine svelte, séduisante et agile motivée par près de 300 chevaux.

Moteur primé, boîte controversée
Mon modèle d’essai avait hérité du puissant V6 de 3,5 litres de Nissan, développant ici 270 ch. Allié au style branché et à la tenue de route éprouvée, mon modèle aurait fait baver la plupart des amateurs de voiture sport si ce n’était d’une petite chose.

Au lieu de la boîte manuelle à six rapports vénérée par les amateurs de conduite, il comptait sur la boîte à variation continue (CVT) Xtronic de Nissan.

Pour les inconditionnels férus de l’automobile, ces trois lettres relèvent quasiment du blasphème pour plusieurs raisons. Ils reprochent à cette boîte un certain manque de naturel lorsqu’on sollicite la pleine puissance du moteur ainsi que l’absence de sensations que les jeunes amateurs apprennent très tôt à adorer lorsqu’on change les rapports. À fond de train, une voiture avec boîte à variation continue s’apparente à une manuelle souffrant d’un embrayage fini accompagné d’une trame sonore digne d’un télécopieur enrhumé.

Allié au style branché et à la tenue de route éprouvée, mon modèle aurait fait baver la plupart des amateurs de voiture sport. (Photo: Justin Pritchard/Auto123.com)