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Saturn Astra XR à 3 portes 2008 : essai routier

Saturn Astra XR à 3 portes 2008 : essai routier

Il était temps Par ,

Lorsque la marque Saturn a été créée à la fin des années 80, General Motors était convaincue que sa nouvelle division volerait des ventes aux marques japonaises en pleine croissance.

Offerte en versions coupé, berline et familiale, les premières Saturn étaient des voitures pour le moins curieuses, avec leurs panneaux de carrosserie en polymère et leur forme particulière. Mais on était loin des niveaux de raffinement et de qualité que proposaient Honda et Toyota.

Vingt ans plus tard, la marque s'est vu assigner une nouvelle mission, et cette fois, elle pourrait bien réussir à l'accomplir. Saturn sera l'hôte de produits venant des divisions européennes de GM, Opel et Vauxhall. Ah oui, l'arrivée de l'Astra, qui remplace l'Ion, marque la fin des Saturn à panneaux de polymère.

Sa conception allemande lui confère une solidité et une attitude qui met l'accent sur la conduite.

Votre choix : 3 ou 5 portes
L'Astra à 5 portes est offerte en versions XE et XR, mais la 3-portes n'est proposée qu'avec l'habillage plus coûteux. Même si les deux voitures sont belles et sveltes, la 3-portes montre un caractère plus agressif avec sa ligne de toit plus basse et d'autres différences mineures.

En somme, les deux voitures sont polyvalentes, mais si vous pensez transporter fréquemment des passagers ou une cargaison, la 5-portes sera un choix plus logique. Et pourtant, on n'aura pas besoin d'un rendez-vous chez le chiro après avoir pris place à l'arrière de la 3-portes : il y a suffisamment d'espace, même pour trois personnes.

Par contre, les larges piliers C et la lunette minuscule compliquent la visibilité vers l'arrière, le plus gros défaut de cette voiture d'essai. Sortir d'un espace de stationnement de centre commercial en marche arrière nécessite toute votre attention.

Solide comme un coffre-fort
L'environnement intérieur est un peu fade, mais autrement, la qualité d'assemblage et le choix de matériaux riches sont des éléments auxquels les Cobalt et G5 ne peuvent que rêver. Les instruments offrent une sensation de solidité, et on n'entend aucun bruit de caisse. Le bruit de suspension ne s'infiltre pas dans l'habitacle, et le bruit du moteur n'est pas intrusif à 100 km/h sur l'autoroute, même s'il révolutionne à 3 000 tours par minute.

Quelques boutons et commandes affichent des pictogrammes incompréhensibles, mais on s'y habitue évidemment une fois qu'on vérifie leur utilité. Les commandes du climatiseur et du chauffage sont à la base du bloc d'instruments central et d'accès difficile, puisqu'elles sont derrière le levier de vitesses. L'affichage est de couleur ambrée et semble dater des années 80, mais il regroupe toute l'information nécessaire, y compris un indicateur de consommation de carburant.

Quelques boutons et commandes affichent des pictogrammes incompréhensibles, mais on s'y habitue.