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Essai à long terme de la Subaru Outback Wilderness 2022, 3e partie

Cet été, nous vous proposons un examen en six parties de la toute nouvelle variante Wilderness de la Subaru Outback 2022. Aujourd'hui, la troisème partie, alors que nous confirmons qu'il n'y a rien de tel qu'un petit 'road trip' !

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Après avoir examiné l’extérieur et l’intérieur de la Subaru Outback Wilderness 2022 au repos dans la chronique précédente, avec l’aide des yeux de lynx d’Emiliano, mon voisin de bientôt 12 ans, il est temps de vous parler de son comportement routier.

Sans mon assistant, enrôlé dans un camp de jour avant le retour à l’école.

Une cavalerie distincte
Subaru est fidèle depuis des lunes à des concepts qui la définissent. Parmi eux, le moteur à plat.

Vous connaissez le principe : au lieu de se dresser, les cylindres sont couchés, une moitié faisant face à l’autre. Comme si on avait coupé un moteur en V à l’aide d’un couteau. Flip et flop, les tranches tombent de chaque côté et les pistons voyagent désormais à l’horizontal.

D’autres fabricants ont fait confiance au moteur à plat (VW pour sa Beetle, Citroën pour sa 2CV, Ferrari et Porsche aussi). Le Japonais, lui, l’a introduit en 1966 dans sa berline 1000 et n’y voit que des avantages, dont une réduction des vibrations et un centre de gravité abaissé qui entraîne une meilleure adhérence à la chaussée.

Mais si ce type de moteur est si bon, pourquoi n’est-il pas plus répandu dans l’industrie ? Grosso modo parce que sa conception réduit à la fois la marge de manœuvre du mécanicien qui doit le réparer et les possibilités d’aménagement sous le capot. Les constructeurs privilégient d’ordinaire les moteurs en ligne plus faciles à adapter aux différents modèles issus de la même plateforme.

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Subaru Outback Wilderness 2022, avant
Photo : D.Boshouwers
Subaru Outback Wilderness 2022, avant

Soit dit en passant, le moteur dit boxer – celui de Subaru – est en réalité un type de moteur à plat, la différence se jouant au niveau du mouvement des pistons. En 1996, Porsche a d’ailleurs lancé la Boxster en mariant les mots boxer et roadster.

Tout cela pour vous dire que les 4 cylindres à plat de notre Outback Wilderness affichent une cylindrée de 2,4 litres et que l’ajout d’un turbo leur confère 260 chevaux et un couple de 277 lb-pi entre 2000 et 4800 tr/min (comme les deux versions XT et comme l’Ascent à 5 ou 8 places). En comparaison, les variantes sous la Wild se satisfont d’un 2,5L atmosphérique de 182 chevaux.

Le 0-100 km/h s’abat en moins de 7 secondes, comme le prouvent les entrées sur l’autoroute qui s’exécutent sans problèmes, et les dépassements tout en force (et bruyants). Vous pouvez accaparer la voie de gauche sans souffrir du syndrome de l’imposteur.

Sous le capot, le son est guttural, ce qui sied parfaitement à un véhicule conçu pour les sentiers en forêt. Il y a plusieurs années, la sonorité d’une Subaru me faisait penser à celle d’un tracteur de ferme. Avec le Wilderness, c’est davantage le grognement d’un baroudeur prêt pour la bagarre.

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