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Essai de la Subaru WRX RS 2020: le simple plaisir de la boîte manuelle

Auto123 met à l’essai la Subaru WRX RS 2020.

Il y a de ces voitures qui marquent l’imaginaire collectif par leur apparence, leur sonorité ou même leur renommée en sport motorisé. La Subaru WRX est l’une de ces voitures mythiques qui font rêver les jeunes — les moins jeunes aussi (!) — en raison notamment de cette aura de « voiture de rallye légale pour la route ».

Bien entendu, il s’agit ici d’une livrée WRX, une version qui se veut moins pointue que la WRX STI — celle qui trône au sommet de la marque —. Mais tout de même, pour affronter le quotidien, la Subaru WRX munie de l’ensemble RS constitue une redoutable manière de se déplacer sur une belle autoroute ou sur une route secondaire pour se rendre à la montagne par exemple, et ce, à longueur d’année.

Lancée en 2014 (comme modèle 2015), cette génération de la WRX commence à montrer des signes évidents de vieillesse face aux rivales de sa catégorie. Toutefois, malgré ce constat technique, la berline sport du constructeur étoilé possède encore quelques trucs dans son sac… dont une boîte manuelle à six rapports courts, une composante qui fera bientôt partie de l’histoire de l’industrie automobile.

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Subaru WRX 2020, avant
Photo : V.Aubé
Subaru WRX 2020, avant

J’ai pu reprendre le volant de cette WRX Sport-tech RS 2020, ne serait-ce que pour me rappeler comment se comporte la deuxième voiture la plus sportive de l’alignement Subaru.

L’ensemble RS en vaut-il la peine ?
Rassurez-vous, l’ensemble RS — dont la référence n’apparaît nulle part sur la carrosserie d’ailleurs — n’est pas une affaire d’ordre esthétique, même s’il ajoute des surpiqûres à la sellerie et une teinte rouge aux étriers du système de freinage. En fait, ces freins proviennent directement du catalogue de Brembo, les étriers qui profitent de deux pistons supplémentaires à l’avant et d’un piston de plus à l’arrière. Autrement dit, la WRX RS freine avec plus de mordant, ce qui est tout à fait bienvenu sur une berline sportive. Disons qu’avec ces freins, la WRX a plus de chances de résister à un traitement abusif en circuit fermé.

D’une valeur de 2900 $, l’ensemble RS ajoute aussi des baquets sport, une gracieuseté de Recaro, et, croyez-moi, ils valent à eux seuls la dépense additionnelle. Ceux-ci ne sont pas trop agressifs pour nuire à une conduite quotidienne ou même à une expédition prolongée.

Subaru WRX 2020, intérieur
Photo : V.Aubé
Subaru WRX 2020, intérieur

Une vieille voiture la WRX ?
Sans affirmer que la silhouette de la berline est dépassée, elle aurait probablement besoin d’un léger coup de balai. À ce compte, le prototype VIZIV Performance de 2017 montre ce à quoi il faut s’attendre de la prochaine génération, et ce, même si ce constructeur nous a habitués à des modèles de production franchement plus sages que ses prototypes. L’étude de 2017 est prometteuse.

Pour l’instant, les inconditionnels du modèle doivent accepter les arches de roues élargies, les jantes de 18 pouces, le bouclier typiquement Subaru, sans oublier le postérieur qui se distingue par ses quatre tuyaux d’échappement et son petit becquet sur le bout du coffre. Dans tous les cas, on parle d’attributs propres à la WRX, la berline de performance qui fait partie de notre paysage automobile depuis 2002 chez nous.

À l’intérieur
L’habitacle montre également quelques signes d’un âge avancé. Remarquez que face aux autres modèles compacts de la marque (Impreza, Crosstrek et Forester), la WRX ne semble pas trop « ancienne ». En revanche, vis-à-vis les rivales plus technos de la catégorie — je pense notamment à la Honda Civic Type R ou à la Hyundai Veloster N —, la WRX est définitivement moins éclatante.

Subaru WRX 2020, volant, système multimédia
Photo : V.Aubé
Subaru WRX 2020, volant, système multimédia

Cette retenue a toutefois du bon, la planche de bord s’avérant par exemple très fonctionnelle : on ne s’y perd pas trop au quotidien. Même le système d’infodivertissement n’est pas trop difficile à manier.

Le volant au boudin extralarge pourrait ne pas plaire à tous, un commentaire qui s’applique aussi au pommeau du levier de vitesse. À ce chapitre, je dois admettre que le levier de la boîte de vitesses m’a demandé quelques minutes d’acclimatation. Ce dernier manque encore de précision face à d’autres boîtes manuelles sur le marché et l’embrayage est lourd. N’empêche, cette solution « traditionnelle » ajoute beaucoup de caractère à cette WRX, surtout quand on considère que l’autre option est une boîte à variation continue.

Au volant
Mais tous ces soi-disant défauts reliés à l’âge de la berline sport importent peu lorsqu’on s’assoit derrière le volant. Pour avoir pris les commandes d’une version STI plus tôt cet hiver, je peux confirmer que le couple optimal livré plus bas (dans la WRX) paraît à l’accélération, le modèle tatoué de l’écusson STI livrant le sien plus haut dans la courbe de son régime moteur. Disons que c’est plus progressif à bord de la WRX, mais un peu moins explosif à haut régime.

Subaru WRX 2020, profil
Photo : V.Aubé
Subaru WRX 2020, profil

Comme il faut s’y attendre, la direction électrique de la WRX est assez lourde, sans être aussi connectée que celle de la livrée STI qui fait toujours appel à une direction assistée hydraulique, soit dit en passant. À ce chapitre, je préfère le caractère de la STI qui donne l’heure juste à celui ou celle qui tient le volant. Néanmoins, la WRX est résolument plus enivrante à conduire qu’une Impreza, et ce n’est pas uniquement à cause de la mécanique 4-cylindres à plat de 268 chevaux.

Malgré son âge, le châssis est très rigide, idem pour la suspension calibrée pour une tenue de route optimale. Ceux qui espèrent être dorlotés à bord de la WRX au printemps alors que notre réseau routier tombe en ruine devront regarder ailleurs, notamment chez Volkswagen qui compte dans ses rangs une certaine Golf R, beaucoup plus conviviale à ce chapitre. Au final par contre, la Subaru WRX munie de l’ensemble RS est définitivement l’une des belles options plus traditionnelles dans le segment sportif de l’industrie.

Le mot de la fin
Cet autre contact avec la Subaru WRX me confirme qu’il y a encore de l’espoir… du moins pour ceux et celles qui privilégient une conduite sportive et amusante douze mois par année. La WRX est peut-être âgée, son confort n’a rien à voir avec celui d’une Legacy et sa consommation d’essence — surtout si le pied droit insiste — est plus élevée (qu’une voiture compacte) et même la crise de la COVID-19, qui fait fondre les prix de l’essence, ne fera rien pour changer la donne en ce sens.

Au final, la Subaru WRX n’a rien perdu de son essence originelle et c’est tant mieux ainsi. Longue vie à cette formule, et surtout, longue vie à l’option manuelle !

Subaru WRX 2020, trois quarts arrière
Photo : V.Aubé
Subaru WRX 2020, trois quarts arrière

On aime

L’efficacité de son rouage intégral
La disponibilité d’une boîte manuelle à six rapports
L’impressionnante tenue de route

On aime moins

La suspension raide
L’embrayage lourd
L’âge de la voiture

La concurrence principale

Honda Civic Si / Civic Type R
Hyundai Veloster N
MINI Cooper Clubman S/JCW
Volkswagen Golf GTI / Golf R

Subaru WRX 2020, arrière
Photo : V.Aubé
Subaru WRX 2020, arrière

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