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Toyota Highlander XLE AWD 2016 : essai routier

Toyota Highlander XLE AWD 2016 : essai routier

Le beau Highlander frappe fort sur toute la ligne Par ,

Le Toyota Highlander se vend bien dans le créneau des utilitaires à 7 ou 8 places, arrivant 3e parmi 10 concurrents avec des ventes de 10 412 unités au Canada en 2015. C’est le multisegment incontournable de Toyota depuis le début du nouveau siècle et sa 3e génération est maintenant âgée de 2 ans. Bref, on parle de l’un des joueurs les mieux établis.

Cela dit, il faut préciser que Hyundai a vendu 26 685 copies de son Santa Fe Sport l’an dernier, Ford a trouvé 16 580 preneurs pour son Edge, Nissan a écoulé 10 128 exemplaires du Murano et Dodge a attiré 25 646 acheteurs avec son Journey à 5 et à 7 places. Même Kia, qui ne vend pas en aussi gros volume, a réussi à sortir 14 372 Sorento des cours de concessionnaires. 

Normalement, quelqu’un chez Toyota devrait réagir et on devrait voir arriver un VUS intermédiaire à 5 places, mais ce n’est pas le cas. La compagnie se contente du Highlander à 7 places et rate une belle occasion d’en vendre plus.

Mon design de multisegment intermédiaire préféré
Je dois avouer, par contre, que le Toyota Highlander 2016 est le plus beau multisegment intermédiaire sur le marché à mes yeux. Il recevra pour 2017 une calandre plus proéminente et plus provocante, de nouveaux phares, feux arrière et panneaux de carrosserie ainsi qu’un V6 de 3,5 litres revu et amélioré, jumelé à une boîte automatique à 8 rapports offrant plus d’économie d’essence. Ce sera une mise à jour importante, mais peut-être pas au point de vous faire regretter l’achat du modèle actuel. 

Comme je l’ai dit, cependant, je suis vendu au style « camion » du Highlander 2016 et à sa posture athlétique. La version XLE AWD mise à l’essai arbore des phares antibrouillard circulaires dans les coins, de jolies roues en alliage de 19 pouces au fini usiné de même que des longerons de toit peints de couleur argent avec traverses pour charger plus d’équipement.

En ce qui concerne l’intérieur, le Toyota Highlander a relevé la barre dans la catégorie quand on l’a redessiné pour 2014, forçant ses adversaires à s’améliorer au risque de perdre des clients. Des détails comme les montants avant enveloppés de tissu, le dessus de tableau de bord et les garnitures de portières en similicuir, le plateau de rangement rembourré qui longe le tableau de bord à mi-hauteur et le superbe bloc de cadrans le démarquent des autres. À cela s’ajoutent l’excellente qualité d’assemblage de Toyota, des couleurs uniques au menu (certaines sections dans mon modèle d’essai étaient d’un riche brun chocolat) et un généreux éventail de commodités de série et optionnelles.

Équipé pour plaire
Assoyez-vous dans le Toyota Highlander XLE AWD 2016 et vous remettrez en question le besoin de passer à la version supérieure Limited. On y retrouve toutes les caractéristiques de luxe essentielles comme un volant multifonction gainé de cuir, un pommeau de levier de vitesses en cuir, des sièges en cuir (1re et 2e rangées) et en tissu Softex, un siège du conducteur à 8 réglages électriques avec support lombaire assisté et même une assise à longueur variable, sans oublier les assises chauffantes à double intensité aux places avant. 

Ce n’est pas tout : un écran TFT couleur de 4,2 pouces au milieu de cadrans clairs et joliment illuminés, un rétroviseur à assombrissement automatique, un climatiseur automatique à 3 zones avec commandes aux places arrière, un grand écran tactile de 8 pouces pour l’infodivertissement, une caméra de recul, un système de navigation à commande vocale avancée, une fonction de lecture à voix haute des textos et des courriels, la téléphonie et la lecture audio en continu via Bluetooth de même que la radio satellite.

Au-dessus de votre tête, vous découvrirez un ouvre-porte de garage universel et un toit ouvrant électrique; à l’arrière, un écran paresoleil de hayon. Une alarme antivol protège le véhicule et les biens qu’il recèle, tandis que le système d’accueil sans clé et le démarrage à bouton-poussoir vous facilitent l’accès. Le hayon assisté s’ouvre quand on appuie sur une touche, mais on peut aussi ne relever que la lunette arrière pour charger de petits items. Tout ça ainsi qu’un cache-bagages sont inclus de série en version XLE AWD.
 
Notons que le Toyota Highlander LE de base coûte 33 555 $, alors que la version LE AWD à transmission intégrale avec contrôle actif du couple et quelques autres extra grimpe à 36 055 $. L’écart entre elle et cet exemplaire XLE AWD est de 5 935 $. Il s’agit d’un prix raisonnable pour la majorité des familles considérant tout l’équipement que je viens d’énumérer.

Vous voulez de l’espace?
Peu importe le Highlander que vous choisissez, vous bénéficierez d’un généreux espace. La rangée avant est accommodante à souhait, la médiane offre énormément de liberté pour les jambes et celle d’en arrière se veut assez confortable pour une personne de taille moyenne comme moi. Je mesure 5’8” et j’avais environ 7,5 centimètres de dégagement pour ma tête, amplement d’espace pour mes coudes et assez de jeu entre le plancher et le dessous de la 2e rangée pour glisser mes gros souliers sans problème. 

La rangée du milieu, par surcroît, s’incline et coulisse vers l’avant pour donner un bel accès aux places arrière. Même quand tous les sièges sont occupés, il reste un bon volume de chargement, soit 391 litres. En escamotant rapidement la 3e rangée, on obtient 1 198 litres; si l’on fait de même avec la 2e rangée (un processus plus compliqué dont je vous épargnerai les détails), on finit avec un total de 2 356 litres pour les bagages (en version XLE AWD). 

Le Highlander sur la route
Je vous ai sans doute titillé en parlant du nouveau V6 de l’an prochain, mais rassurez-vous : le moteur de 3,5 litres du Toyota Highlander 2016 est encore très compétent et merveilleusement doux. Il emploie un système d’injection directe et de calage variable des soupapes avec intelligence (VVT-i) pour produire 270 chevaux et 248 livres-pied de couple. La boîte automatique à 6 rapports est aussi très douce et fiable. 

Le Highlander se déplace assez énergiquement et sa conduite sur l’autoroute est fantastique. Sa suspension avant de type MacPherson et sa suspension arrière à double levier triangulaire procurent un roulement très feutré tout en conservant une agilité remarquable dans les courbes négociées à grande vitesse. Certes, ne vous attendez pas à la tenue de route d’un VUS de luxe allemand, mais cet utilitaire japonais garde bien le cap. En cas de pépin, ses freins à disques aux 4 roues et son antidérapage électronique devraient le ramener correctement et sans délai sur le droit chemin. 

Parlant de sécurité, le Toyota Highlander 2016 a obtenu la mention « Top Safety Pick+ » de l’IIHS aux États-Unis ainsi qu’une note globale de 5 étoiles de la NHTSA aux tests de collisions (seulement 4 étoiles pour le test de collision avant et celui de capotage).

Quant à la fiabilité, Toyota se classe 3e parmi 17 marques d’entrée de gamme dans l’étude 2016 de Consumer Reports et au 1er rang selon J.D. Power and Associates. Le Highlander se fait toutefois devancer par le Nissan Murano et même les Toyota Venza et 4Runner dans la catégorie des VUS intermédiaires. 

Problèmes de navigation
Je doute que ces organismes évaluent la fiabilité des systèmes de navigation, mais contrairement à mes précédentes expériences avec les produits Toyota, le Highlander m’a fait prendre une intersection de trop à une reprise, avant de revenir par la même rue et enfin d’atteindre ma destination. 

Ça ne m’aurait pas dérangé si je n’avais pas abouti sur l’une des artères les plus congestionnées de ma ville en pleine heure de pointe. Je connais bien le secteur et j’ai compris que le GPS n’essayait pas de me jouer des tours. Remarquez, j’ai déjà vécu pire avec d’autres véhicules, mais cette mésaventure avec le Highlander me forcera à l’avenir à porter une plus grande attention quand j’utilise les systèmes de navigation de Toyota. 

J’ignore si les améliorations de 2017 comprennent un meilleur GPS, mais je sais que les 2 rapports supplémentaires de la boîte automatique réduiront la consommation d’essence. Le Toyota Highlander 2016 fait belle figure sans toutefois dominer la catégorie à ce chapitre, comme en témoignent ses cotes de 13,0 L/100 km en ville et de 9,8 L/100 km sur l’autoroute pour le modèle à transmission intégrale. Si vous souhaitez dépenser moins à la pompe, le Highlander Hybride vous plaira davantage avec son rendement de 8,6 L/100 km en ville et de 8,5 L/100 km sur l’autoroute. 

Mot de la fin
Le Toyota Highlander XLE AWD 2016 demeure un solide concurrent parmi les VUS intermédiaires à 7 ou 8 places, dont le Ford Explorer, le Nissan Pathfinder, le Honda Pilot, le Hyundai Santa Fe XL, le GMC Acadia, le Chevrolet Traverse, le Dodge Durango et le Mazda CX-9. C’est celui que je choisirais sûrement si mon propre argent était en jeu et que j’avais besoin d’un tel véhicule. 

Or, je n’ai pas besoin d’autant de sièges et je préfèrerais me contenter de 5. Pourquoi ne pas raccourcir le Highlander, genre de la même taille que le Ford Edge ou le Nissan Murano? Espérons que la division américaine de Toyota comprendra le message et offrira une autre option plus appropriée aux conducteurs de RAV4 qui recherchent quelque chose d’un peu plus spacieux et luxueux. Actuellement, la compagnie laisse filer plusieurs clients potentiels.

 

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