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Essai de la Mercedes-Benz CLS 2019 : Entre l’arbre et l’écorce

Auto123 fait l’essai de la Mercedes-Benz CLS 2019

L’arrivée de la CLS sur le marché en 2006 avait créé une petite révolution. Mercedes-Benz était le premier constructeur automobile à l’époque à présenter un coupé 4 porte et le style différent a fait école. Devant le succès inattendu de cette première livrée d’autres constructeurs ont suivi comme Volkswagen avec la CC peu de temps après, puis Audi avec la grande A6 et même BMW avec la Série 6 Gran Coupé.

Pour célébrer les 15 ans du modèle l’an dernier, Mercedes-Benz a présenté la 3e génération de la CLS qui est plus convenue dans son approche. Difficile de jouer le beau risque dans la continuité, c’est sans doute pour cela que même si cette CLS garde son élégance, l’effet de nouveauté s’est un peu dissipé et le modèle ne frappe pas l’imaginaire aussi fort. Il faut tout de même admettre que Mercedes-Benz a vendu plus de 374 000 unités depuis les débuts du modèle, un indéniable succès.

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Photo : Mercedes-Benz

Utiliser les mêmes prémisses
Sur le même principe que la première génération, la CLS partage la majorité de ses ingrédients avec la berline de Classe E. La CLS est plus basse et plus longue pour une présence plus marquée sur la route. Le toit fuyant demeure son principal trait de caractère avec un vitrage plus étroit que la Classe E. On note aussi une partie plus musclée flanquée de phares de grandes dimensions.

Comme tous les produits Mercedes-Benz, il existe une version plus conservatrice (450) et une autre plus extravertie (AMG 53). On reconnaît cette dernière à ses prises d’air de plus grandes dimensions à l’avant, décorées par deux baguettes chromées et à l’imposant extracteur arrière sans oublier les logos AMG bien en vue.

Inspirée de la Classe S
L’intérieur utilise beaucoup de références de la Classe S. Vous avez en option un poste de conduite entièrement numérique. Le conducteur peut configurer le contenu informatif à sa guise selon ses besoins et les conditions de conduite. Il peut choisir entre trois styles d'affichage en fonction de ses préférences, de son humeur ou du style intérieur. Les styles Classique et Sport ont une structure de base à deux tubes, tandis que le style moderne offre une structure d'instruments centrale de forme tubulaire.

Photo : Mercedes-Benz

La CLS fait même dans l’ésotérique. Vous avez en option ce que Mercedes-Benz appelle le confort énergisant. Cette fonction relie différents systèmes de confort à bord du véhicule. Elle utilise systématiquement les fonctions de la climatisation (y compris la diffusion de parfum) et des sièges (chauffage, ventilation et massage), ainsi que le chauffage des surfaces et du volant, de même que l'éclairage et la musique d'ambiance pour assurer un bien-être spécifiquement adapté à l'humeur et aux besoins du client.

Ainsi, les niveaux de bien-être et de performance sont accrus. Vous avez le choix de six programmes : Fraîcheur, Chaleur, Vitalité, Joie (oui, joie) Confort et trois modes de remise en forme. J’ai essayé le programme Joie dans l’heure de pointe du matin sur le pont Champlain, et curieusement, je n’étais pas plus heureux.

Il serait trop long de vous décrire tout l’équipement de pointe embarqué à bord. Disons simplement que tout ce qui est offert dans la Classe E l’est aussi dans la CLS.

Photo : Mercedes-Benz

L’ambiance à bord va varier un peu selon que vous êtes dans la version 450 ou C53 AMG. Dans la 450, vous avez des sièges très ergonomiques et confortables qui épousent admirablement la forme du corps avec de multiples fonctions y compris une variété de massages et une fonction dynamique qui gonfle les pourtours des sièges pour maintenir votre torse en place lorsque vous vous engagez dans une courbe.

Dans la 53 AMG, les sièges plus sport offrent des renforts latéraux plus importants qui jouent le même rôle. La clarté des écrans de 12,3 pouces est sublime et donne un style futuriste à l’habitacle qui baigne autrement dans un cuir de qualité et des bois nobles enveloppés d’un confort général qui force l’admiration. Vous pouvez même choisir parmi 70 différents tons de couleurs comme ambiance de nuit.

Pas encore de V8
Sous le capot, c’est le grand retour des six cylindres en ligne. La CLS 450 débute avec un six-cylindres turbo 3,0 litres de 362 chevaux et 369 lb-pi de couple. Mercedes-Benzutilise pour la première fois un alterno-démarreur électrique de 48 volts. Baptisé EQ Boost, ce générateur intercalé entre moteur et boîte est alimenté par un réseau 48 volts. Chargé d’aider au démarrage, il fournit ponctuellement un surcroît de puissance de 21 chevaux et un gain de couple de 184 lb-pi tout en alimentant le réseau de bord.

Photo : Mercedes-Benz

Il vous sera difficile de voir la différence en conduite sur la version 450. Elle est plus évidente sur la CLS 53 AMG, car ce système est relié à un compresseur électrique qui élimine pratiquement le temps de réponse des turbos. Si la 53 AMG débute avec la même mécanique 6-cylindres que la 450, la puissance est portée à 429 chevaux et 384 lb-pi de couple.

Dans les deux cas, vous avez droit à une boîte automatique à neuf rapports qui, à défaut d’être sportive, est souple et obéissante. Vous avez aussi droit à la transmission 4MATIC dont la répartition de couple a été fixée à 31 % à l’avant et 69 % à l’arrière pour la version 450. La version AMG hérite de la transmission 4MATIC+, qui envoie jusque 100 % du couple à l’avant comme à l’arrière.

Sur la route, Mercedes-Benz avec ce CLS mise beaucoup sur le confort et une excellente tenue de route. Il ne faut pas oublier que le fabricant offre également une AMG GT berline qui elle, est résolument plus sportive. Cela devient difficile de cibler un marché précis quand vous avez trois berlines de même format sur la route. La CLS joue la carte du juste milieu, avec une bonne réserve de puissance sans tombée dans l’excès. Cela dit, la 53 AMG est plus dynamique et peut vous amener à 100 km/h en 4,5 secondes, des chiffres peu banals.

Photo : Mercedes-Benz

Solide sur la route
Sachez que vous avez deux choix de suspensions. Vous obtenez de série une suspension avant à quatre bras et une suspension arrière à cinq bras. Baptisé Dynamic Body Control, elle est caractérisée par des réglages de base sportifs et comprend un amortissement réglable en continu au niveau des essieux avant et arrière. Les modes de conduite sélectionnables sont les programmes Comfort, Sport et Sport+.

Parmi les options à considérer, il y a la suspension pneumatique Air Body Control qui inclut un système d'amortissement adaptatif et réglable amélioré. Le conducteur peut choisir entre différentes caractéristiques du véhicule allant de réglages axés sur le confort à des réglages sport au moyen du sélecteur du mode de conduite. Cet amortissement piloté est associé à un correcteur d’assiette qui ajuste automatiquement la hauteur de la caisse de plus ou moins 15 mm, selon les conditions de route et la vitesse de la voiture.

Ajoutez à cela une kyrielle d’aides à la conduite électronique et vous êtes en mesure de transformer cette masse de 1935 kg en ballerine ou en coureur de 100 mètres selon vos désirs. Les courbes s’attaquent sans le moindre sous-virage et les aides à la conduite interviennent sans même que le conducteur en prenne connaissance. Mercedes a même ajouté le dispositif de conduite semi-autonome de la Classe S, qui adapte automatiquement la vitesse du véhicule aux limitations de vitesse inscrites sur les panneaux routiers et change de voie sur simple actionnement des clignotants.

Photo : Mercedes-Benz

En ce qui concerne les sensations au volant et la réponse moteur, la direction est précise et plus communicative dans le cas de la version AMG alors qu’il manque un peu de ressenti à ce chapitre dans la 450. La symphonie mécanique est aussi plus agréable sur l’AMG 53 et les 429 chevaux offrent des réactions plus franches et plus rapides et des sensations plus intenses au volant.

Conclusion
Mercedes-Benz doit repenser le rôle de ses berlines intermédiaires et a confié à la CLS le rôle du judicieux compromis. Plus noble dans sa présentation que la Classe E, elle se veut aussi plus ostentatoire, mais fixe ses limites au chapitre de l’adrénaline pure qui va se retrouver dans la cour de l’AMG GT berline qui viendra plus tard cette année.

Le risque dans cette opération est de diviser sa clientèle qui se retrouve soudainement avec beaucoup de choix dans un segment de marché où la pointe de tarte est très petite, menaçant du coup la survie à long terme d’un modèle dont la niche vient encore de rapetisser.

 

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Photo : Mercedes-Benz

On aime

  Châssis rigide
  Silence de roulement
  Haute technologie

On aime moins

  Options nombreuses et dispendieuses
  Accès plus difficile à l’arrière
  Boîte à 9 rapports plus efficace que dynamique