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Mitsubishi Lancer Evolution MR 2008 : essai routier

Mitsubishi Lancer Evolution MR 2008 : essai routier

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Lors du Festival des essais de l'AJAC cette année, j'ai eu l'occasion de mettre à l'épreuve la Mitsubishi EVO MR et la Subaru WRX STI en piste, et je dois avouer que j'aurais tendance à favoriser la première en tant que véhicule de course. Elle attaquait beaucoup mieux les courbes, sa puissance et son adhérence sont simplement étonnantes, et sa direction n'évoque nul autre que le go-kart.

Bien entendu, ni l'une ni l'autre n'a été désignée Voiture de l'année, c'est la merveilleuse BMW135i qui a remporté le titre.

À mon avis, si vous mourez d'envie pour une expérience de conduite enivrante, il vous faut une EVO.

Certains ont levé le sourcil, mais je comprends pleinement pourquoi BMW a gagné ce prix. La 135i était très impressionnante sur le circuit, mais elle s'est aussi avérée extrêmement confortable et sage lors de l'essai routier. Je crois que de nombreux journalistes ont évalué les véhicules en fonction de leurs capacités passe-partout plutôt que des seules performances.

Des voitures comme la Subaru STI et la Mitsubishi EVO sont conçues pour les vrais amateurs, ceux qui désirent acheter et conduire de véritables purs-sangs piaffants, et c'est pourquoi les deux constructeurs investissent tant dans la promotion de leurs produits lors d'épreuves de rallye et de course. C'est bien beau pour ceux qui peuvent se permettre d'acheter un tel véhicule spécialement pour les week-ends de course, mais ce n'est pas le cas de la majorité des consommateurs.

Non, la plupart des propriétaires de tels véhicules doivent se rendre au travail et même passer à l'épicerie; voilà pourquoi j'ai réservé la EVO pour un essai d'une semaine. C'est simple, je voulais savoir si je pouvais vivre avec une EVO!

La conduite!
Je dois avouer d'emblée qu'elle m'a surpris, car jusque-là, je n'avais conduit la EVO que sur les petites routes de Niagara-on-the-Lake une vingtaine de minutes environ. En fait, j'avais brièvement emprunté le Queen Elizabeth Way, mais tout automobiliste passé par là récemment vous dira que ces surfaces-là ont besoin d'être dorlotées!

Bon, d'accord, on ressent les deux ou trois cailloux sur la route à bord de la EVO, mais ce n'est pas nécessairement mauvais. Évidemment, les gros pneus performants n'offrent pas l'expérience d'une fourgonnette, mais la EVO ne nous fait pas claquer les dents pour autant. Oui, la route tend à se faire sentir et entendre, mais la direction n'en est presque pas affectée et le véhicule demeure toujours confortable. On pourrait même affirmer qu'elle offre tout le plaisir d'une machine aux performances vives sans le drame continu. On est toutefois toujours conscient de se trouver dans un puissant bolide, mais n'est-ce pas là l'idée de posséder une telle voiture? C'est ici que la EVO se distingue un brin de la Subaru, cette dernière étant un peu plus calme en conditions normales.

L'énorme aileron arrière est superbe, mais il bloque presque entièrement la vision dans le rétroviseur.