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Toyota Tundra 4x4 CrewMax Platinum Édition 1794 2016 : essai routier

Toyota Tundra 4x4 CrewMax Platinum Édition 1794 2016 : essai routier

Une vraie camionnette de luxe qui sait en mettre plein la vue Par ,

Quelle compagnie fabrique les camionnettes les plus robustes et intimidantes sur le marché? Les avis sont très partagés, mais Toyota en met certainement plein la vue avec sa plus récente Tundra.

Il y a autant de chrome sur la calandre de mon modèle d’essai Bronze flamboyant que sur un camion Freightliner. C’est normal : il s’agit de la version la plus haut de gamme, en l’occurrence la Tundra 4x4 CrewMax Platinum Édition 1794. En même temps, cette machine projette une allure de dure à cuire ― une bonne chose, car la mécanique sous le capot ne manque pas de muscle elle non plus.

Je parle bien sûr du V8 i-Force de 5,7 litres de Toyota, qui porte bien son nom avec une puissance de 381 chevaux et un couple de 401 livres-pied. Il s’accompagne d’un système à 4 roues motrices à prise temporaire et d’une boîte automatique à 6 rapports avec mode manuel. Ensemble, ces éléments permettent de transporter une charge de 590 kilos (1 305 livres) et de remorquer jusqu’à 4 305 kilos (9 490 livres). Il y a une molette pour changer le mode du système à 4 roues motrices, mais je parie que vous voudrez souvent rester sur 2 roues motrices pour économiser de l’essence. 

Car voyez-vous, malgré la réputation de Toyota dans ce domaine, sauver la planète n’est vraiment pas la mission de la Tundra 2016, comme le confirment ses cotes de consommation de 18,2 L/100 km en ville et de 14,1 L/100 km sur l’autoroute, pour une moyenne de 16,3. Remplir son gros réservoir d’essence m’a coûté la somme exorbitante de 172,80 $.

Désolé Toyota, mais la concurrence fait beaucoup mieux tout en offrant plus de couple. C’est le cas de la Ford F-150 3.5L EcoBoost 4x4 (moyenne de 12,4 L/100 km), de la Ram 1500 EcoDiesel 4x4 (14,1) et de la grosse Nissan Titan XD avec moteur diesel Cummins (15,2). Les V6 des 2 premières développent 420 livres-pied de couple, tandis que le V8 de l’autre en génère pas moins de 555. Si vous pouvez vous contenter de 383 livres-pied, les camionnettes pleine grandeur de GM affichent également une moyenne inférieure à la Tundra (12,7). Bon sang, même son V8 de 6,2 litres fait mieux (13,8) malgré un couple de 450 livres-pied.

Si vous êtes familier avec les Chevrolet Silverado, GMC Sierra ou Ram 1500, vous risquez de trouver le roulement de la Toyota Tundra un peu dur. En fait, vous allez sentir toutes les imperfections de la chaussée sous ses gigantesques roues de 20 pouces (275/55R20). D’un autre côté, cette camionnette japonaise négocie les virages avec calme et aplomb, à moins de rencontrer une grosse bosse en chemin, et personne ne peut remettre en question ses capacités hors route. 

Il est intéressant de noter que Toyota était la marque populaire la mieux classée dans la plus récente étude de fiabilité des véhicules de J.D. Power, mais que les jumelles de GM et la nouvelle Ram se positionnaient au-dessus de la Tundra dans la catégorie des camionnettes pleine grandeur.

Chacun des constructeurs que je viens de mentionner propose des versions très cossues destinées aux riches entrepreneurs et amateurs. La crème de la crème chez la Tundra est cette Édition 1794, qui fait référence à l’année de fondation du ranch JLC, dont Toyota a acquis les terres pour ériger son usine de San Antonio, au Texas.

Son cuir brun embossé est vraiment spectaculaire, même pour une camionnette de luxe. Il y a des insertions perforées et des renforts texturés qui comprennent une bande de suède. En fait, toute la cabine de cette Tundra est un spectacle à voir. Le cuir en question se retrouve aussi sur le haut du tableau de bord et des portières, avec des coutures blanches dessus et un bon rembourrage en dessous. Un traitement similaire est réservé à l’imposant accoudoir central, orné en plus de chrome et d’une plaque « 1794 EDITION ». Le riche suède dont j’ai parlé sert également à habiller les rebords. Oui, mes amis, on a là une machine tout ce qu’il y a de plus huppée. 

Le similibois sur les portières est à la hauteur, mais celui sur le tableau de bord est creux et manque de raffinement. Dans mon livre à moi, si un constructeur automobile désire ajouter du bois à un véhicule, il doit en choisir du vrai ou à tout le moins faire en sorte que son imitation paraisse authentique. Heureusement, le bois sur le volant et le levier de vitesses de la Tundra 4x4 CrewMax Platinum Édition 1794 est 100 % naturel et s’agence bien avec les fausses garnitures.

Bien qu’il n’y ait pas autant de matériaux doux au toucher que dans la majorité des concurrentes les plus luxueuses, la sellerie de cuir s’accompagne de jolis accents de chrome et d’autres au fini argent satiné à des endroits stratégiques. Les cadrans, eux, sont bien aménagés, avec un affichage TFT de 3,5 pouces en couleur au milieu ― c’est ici que j’ai pu lire ma consommation moyenne de 17,5 L/100 km à la fin de ma semaine d’essai. 

Au sommet du bloc central se trouve un bel écran couleur tactile de 7 pouces qui affiche les images de la très bonne caméra de recul, les excellentes cartes du système de navigation et les nombreuses applications de Toyota. En dessous, l’interface du climatiseur automatique à 2 zones comprend un affichage numérique pratique pour les assises chauffantes/ventilées à 3 intensités. Enfin, la chaîne audio JBL à 12 haut-parleurs livre un très bon son et peut jouer des fichiers audio en continu via Bluetooth. 

En plus de toutes ces commodités, l’équipement de la Toyota Tundra 4x4 CrewMax Platinum Édition 1794 inclut aussi des phares automatiques, des jantes chromées de 20 pouces, des rétroviseurs extérieurs chauffants rabattables électriquement (avec clignotants et éclairage d’accueil intégrés), un accès sans clé (mais pas de bouton de démarrage), des essuie-glaces à intermittence variable (mais sans capteur de pluie), un parebrise chauffant, un rétroviseur intérieur auto-obscurcissant, des capteurs de recul et de distance, un ouvre-porte de garage, une colonne de direction inclinable et télescopique à réglage électrique, la mémoire de position ainsi qu’un siège du conducteur à 10 réglages électriques avec assise extensible. N’oublions pas le siège du passager avant à 4 réglages électriques, la lunette arrière coulissante à réglage électrique, le toit ouvrant, la caisse de 5,5 pieds avec doublure vaporisée, système de rails et 4 ancrages, le dispositif de surveillance des angles morts, l’alerte de circulation transversale arrière, l’ensemble de remorquage de même que l’équipement de sécurité actif et passif habituel.

La cabine CrewMax s’avère ultra spacieuse et accommodante, le siège du conducteur procure un bon confort (en soutenant bien la région lombaire) et la banquette arrière offre un dégagement pour les jambes exceptionnel. Le seul point négatif de cette cabine est qu’elle n’est disponible qu’avec la caisse la plus courte. Heureusement, on peut soulever les assises 60/40 pour charger plus de matériel à bord. Par contre, impossible de rabattre les dossiers à plat, encore moins d’avoir un rangement intégré. J’aurais également apprécié des marches d’accès à la caisse aux coins du parechoc arrière comme sur les camionnettes de GM. 

En résumé, la Toyota Tundra 2016 n’est pas parfaite, mais aucune camionnette ne l’est. Si la compagnie espère accroître sa part de marché, elle ferait mieux de corriger les diverses lacunes que j’ai soulevées. Sur une note positive, la version Platinum Édition 1794 a vraiment l’air d’une camionnette de luxe, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. En outre, sa performance est très bonne, sa fiabilité promet d’être à la hauteur des produits de Toyota et le prix demeure très raisonnable dans le cas de mon modèle d’essai (57 785 $). 

Je me dois également de souligner son côté exclusif par rapport à la concurrence, de même que les longs regards envieux et les commentaires très positifs que j’ai reçus de mes voisins et des passants. Difficile de mettre un prix sur ce genre de chose, mais les propriétaires s’en réjouiront chaque fois que ça leur arrive.

Vous aimeriez une 2e opinion? Lisez l’essai de la Toyota Tundra TRD Pro 2016 par Mathieu St-Pierre.

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