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Volkswagen e-Golf 2017 : une Golf électrique plus attirante

Volkswagen e-Golf 2017 : une Golf électrique plus attirante

201 km de conduite électrique et amusante Par ,

C’est un secret de polichinelle que celui du constructeur allemand qui cherche à changer son image auprès d’un public nord-américain déçu par le scandale des motorisations TDI. Pour y arriver, Volkswagen a promis d’investir massivement dans l’énergie électrique, ce qui explique également la présentation de tous ces prototypes de la série I.D. dévoilés plus tôt cette année. 

S’il est déjà acquis qu’une voiture compacte sera offerte aux côtés du fourgon I.D. BUZZ et du multisegment I.D. CROZZ (ces noms peuvent être appelés à changer d’ici leur commercialisation officielle), au moment d’écrire ces lignes, le géant de Wolfsburg ne détient pas encore une solution aussi « techno » que ce qui est proposé chez Chevrolet avec la Bolt EV ou chez Tesla avec la Model 3, par exemple. 

Toutefois, on ne peut pas accuser Volkswagen d’immobilisme non plus, la présence de la e-Golf dans son alignement étant un prélude à ce qui s’en vient. La catégorie compte désormais un autre joueur européen et il est permis de croire que les consommateurs canadiens vont apprécier ce modèle, et ce, même si la e-Golf risque d’être moins populaire que son équivalente à essence. Pour 2017, la variante électrique est bonifiée. Une semaine derrière son volant a d’ailleurs pu le confirmer.

Du nouveau à l’extérieur?
En bonne voiture « verte », la Volkswagen e-Golf répond en premier lieu à un critère bien important : se différencier du reste de la gamme. Là-dessus, le département de design a su habiller la Golf rechargeable de quelques exclusivités. 

Le traitement demeure sobre, cependant. La portion avant hérite d’une grille de calandre pleine, agrémentée d’une fine ligne bleue qui se prolonge jusque dans les blocs optiques, exclusifs à la version électrique. Sous ceux-ci se trouve également un éclairage de jour aux diodes électroluminescentes qui semble avoir plu à quelques passants pendant cet essai de quelques jours. 

Au niveau des flancs, l’écusson sur les ailes avant où le constructeur se permet d’inscrire « GTI » ou « R » pour les versions de performance est remplacé par la mention « e-Golf ». De plus, les jantes Astana de 16 pouces de diamètre ne sont disponibles que sur ce modèle, tout comme les pneumatiques à faible résistance au roulement. 

Quant au postérieur de la voiture, il reçoit des feux de position aux diodes électroluminescentes également, tandis que le parechoc diffère légèrement de celui installé sur la Golf à essence, l’absence d’un pot d’échappement étant un autre indice de la vocation de la voiture. Au final, la Volkswagen e-Golf conserve sa silhouette… de Golf!

Un habitacle moderne et silencieux
C’est le même constat à l’intérieur, l’ambiance très fonctionnelle étant reconduite sans grands changements. La planche de bord est la même que celle de la Golf, quoique le bloc d’instrumentation derrière le volant diffère un peu avec son indicateur de consommation d’énergie à gauche. En plein centre, l’écran tactile de 9,2 pouces (disponible avec l’ensemble Technologie pour la modique somme de 2 305 $) accueille quant à lui la reconnaissance gestuelle, une première dans un modèle Volkswagen en Amérique du Nord. Évidemment, les applications sont multiples à travers cet environnement tactile. 

La voiture prêtée par le constructeur était également munie de l’ensemble similicuir, un supplément de 360 $ qui ajoute une touche de luxe. Comme c’est le cas à bord des autres Golf, le confort de la sellerie est l’un des points forts. La position de conduite est également digne de mention. Bref, à part le silence qui règne à bord, les habitués de la Golf n’y verront que du feu. 

L’autonomie et la recharge : le quotidien d’une voiture électrique
Avec une autonomie théorique annoncée de 201 km (l’écran affichait tout de même 248 km dans notre cas), la Volkswagen e-Golf améliorée bat de plusieurs kilomètres sa devancière qui, de toute façon, n’a jamais été vendue au Canada. Bien que cette statistique ne soit pas aussi impressionnante que celle des Bolt (383 km), Model 3 (354 km) et même la nouvelle Nissan LEAF 2018 (241 km), elle sera suffisante pour un grand nombre d’utilisateurs qui limitent souvent leurs déplacements quotidiens à la ville. 

À ce chapitre, la Golf électrique se comporte comme n’importe quelle autre voiture de sa catégorie : son autonomie varie selon l’humeur de celui ou celle qui tient le volant. Une forte accélération coûtera plusieurs kilomètres, tandis qu’une conduite tout en douceur sera bénéfique sur la distance potentielle. En plaçant le levier de vitesses sur le « B », la récupération d’énergie au freinage et lors des décélérations augmentera également l’autonomie, mais comme c’est le cas à bord des autres voitures électriques, il faut s’habituer à cette résistance accrue lorsque le pied droit relâche la pédale d’accélérateur. 

Volkswagen promet un temps de recharge d’environ 5 heures avec une borne de 240 V, mais plus du double avec une bonne vieille prise de 120 V. Il est également possible de recharger 80 % du bloc de batteries à l’aide d’une borne de recharge rapide, un processus qui requiert de 30 à 45 minutes. 

Comment se conduit la VW e-Golf?
Au-delà des contraintes de la voiture (temps de recharge, autonomie, etc.), la Volkswagen e-Golf ne change pas outrageusement la recette employée depuis plus de 40 ans. La Golf est une voiture compacte, maniable et amusante à conduire. C’est ce qui se trouve sous le capot qui change la donne, le groupe motopropulseur n’étant pas aussi puissant avec seulement 134 ch. En revanche, le couple est beaucoup plus intéressant avec 214 lb-pi disponibles à l’arrêt. 

Dans les faits, une trop grosse pression sur la pédale est suffisante pour faire patiner le train avant. Il est vrai que mon cœur penche encore pour la Golf GTI avec boîte manuelle, mais je suis obligé de l’admettre : cette e-Golf est vraiment amusante à conduire au quotidien. Ses accélérations sont vives, son silence à bord est un plus, tandis que sa tenue de route m’a paru excellente pour une voiture dotée de pneumatiques à faible résistance. Il est même possible de changer le mode de conduite si le cœur vous en dit. 

Le verdict
Avec une facture d’essence inexistante et un comportement exemplaire sur la route, la Volkswagen e-Golf devrait se vendre à la vitesse de l’éclair, mais en réalité, beaucoup d’interrogations persistent sur l’énergie électrique. Plusieurs consommateurs hésitent encore à cause de l’autonomie, du temps de recharge et même du prix demandé. La Golf électrique s’affiche à 35 995 $ (38 660 $ dans notre cas), ce qui n’est pas à la portée des petits budgets, mais avec un rabais du gouvernement provincial de 8 000 $ au Québec ou 14 000 $ en Ontario, elle devient soudainement plus attirante.

NDLR : Les 250 modèles 2017 offerts initialement par Volkswagen Canada ont vite été réservés en avril dernier. Un nouvel arrivage est toutefois attendu cet automne.

 

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Photos :V.Aubé
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