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Après un mois d'octobre «sombre», comment qualifier novembre?

Après un mois d'octobre «sombre», comment qualifier novembre?

La plupart des marques importées continuent de soutirer des parts de marché aux compagnies domestiques Par ,

La plupart des marques importées continuent de soutirer des parts de marché aux compagnies domestiques

L'industrie automobile a connu son «octobre noir» et plusieurs se demandent quel qualificatif sera employé pour décrire le mois qui vient
Les VUS grand format ont subi un coup particulièrement sévère au cours des derniers mois, notamment à cause du prix élevé de l'essence. (Photo: Trevor Hofmann, Canadian Auto Press)
tout juste de se terminer. Avec ses perturbations dans la main-d'oeuvre, ses annonces de fermetures d'usines et de coupures d'emplois ainsi que sa faiblesse des ventes, novembre a été pour le mois sinistre pour la majorité des constructeurs.

Selon l'agence de presse Reuters, Ford Motor Company et General Motors afficheront de nouvelles pertes lorsqu'ils publieront leurs résultats de ventes américaines pour le mois de novembre. On rapporte que la baisse pour ces deux constructeurs domestiques atteindrait 15 %. Reuters mentionne également que DaimlerChrysler connaîtrait aussi des difficultés. Au dire de John Casesa, analyste chez Merrill Lynch, les trois souffrent présentement «à cause du marché hostile aux camions et aux utilitaires sport».

Pour contrer ce phénomène, le trio de Détroit a développé diverses promotions pour inciter les consommateurs à acheter. Toutefois, certains
GM espère que les ventes de son nouveau Chevrolet Tahoe (sans oublier les GMC Yukon et Cadillac Escalade) seront meilleures que celles de l'ancien modèle. (Photo: General Motors of Canada)
experts pensent que c'est trop peu, trop tard.

Pendant ce temps, au nord de la frontière, le Conference Board du Canada affirme que l'industrie automobile (véhicules et pièces) enregistrera une perte pour la deuxième année consécutive et que ses revenus chuteront de 7,7 %.

«La production a diminué drastiquement lors des deux premiers trimestres de 2005 et la production globale dans l'industrie canadienne déclinera de 0,4 % cette année. Par conséquent, les profits seront à peine suffisants pour éviter de recourir à l'encre rouge», explique Louis Thériault, directeur de Industrial Outlook.

Les prix de vente à la baisse, résultat des incitatifs proposés par les compagnies, seraient principalement à blâmer.

GM a renoncé à la faillite, préférant couper des emplois à travers les États-Unis et le Canada afin de retrouver un tant soit peu le chemin de la profitabilité. (Photo: Trevor Hofmann, Canadian Auto Press)
Cette nouvelle survient quelques jours après que GM a annoncé son intention de ne pas se placer en faillite, préférant couper des emplois à la grandeur des États-Unis et du Canada dans une tentative de retrouver un tant soit peu le chemin de la profitabilité.

«La décision que nous annonçons a été difficile à prendre en raison de son impact sur nos employés et les communautés dans lesquelles ils vivent et travaillent», a affirmé le président-directeur général de GM, Rick Wagoner. «Mais ces choix étaient nécessaires pour GM afin d'aligner nos coûts sur ceux de nos compétiteurs mondiaux. Ils représentent une partie essentielle de notre plan pour rendre nos opérations nord-américaines profitables le plus vite possible.»