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Dodge Challenger SRT 392 2016 : essai routier

Dodge Challenger SRT 392 2016 : essai routier

Un amour irrationnel Par ,

Pourquoi faut-il être rationnel dans la vie? Pourquoi ne pouvons-nous pas faire tout ce qui nous tente? Le jeune gamin de 8 ans en moi ne veut rien savoir de devenir adulte. Il veut quand même son permis de conduire, mais pas un emploi, une hypothèque et des enfants. 

Je suis peut-être nostalgique, mais certainement pas le seul à penser comme ça. Les gens de FCA le savent très bien. Autrement, pourquoi continueraient-ils à offrir un véhicule qui se fout aussi royalement de la tendance verte actuelle? Où d’autre pourrions-nous trouver une voiture sport 2 portes d’allure rétro avec un V8 retentissant et une bonne vieille boîte manuelle à 6 rapports? Ah oui, c’est vrai…

Cet été, j’ai conduit des McLaren, des Porsche, des Audi, une Lamborghini et la fabuleuse BMW M2. Aussi incroyables qu’elles soient, je pense que la Dodge Challenger SRT 392 2016 m’a fait autant d’effet. Ce n’est pas la plus rapide, la plus sexy, la plus exclusive ni la plus dispendieuse, mais elle fascine et retient l’attention d’une manière bien irrationnelle.

Une vieille amie
J’ai eu l’immense bonheur d’essayer une Challenger chaque année depuis 2009. Encore aujourd’hui, quand on me remet les clés, je saute de joie comme un enfant à qui l’on donne un passe-droit spécial. Je sais que les 7 prochains jours seront une vraie partie de plaisir.

De toutes les versions de la Dodge Challenger, la R/T Scat Pack Shaker que j’ai testée en 2015 est l’emblème par excellence du muscle car moderne. La SRT 392 de cet été arrive tout juste derrière ― chacune devant l’infernale SRT Hellcat de 707 chevaux.

À 57 495 $, la Challenger SRT 392 n’est pas la plus abordable, bien entendu, mais c’est pratiquement impossible de dénicher une voiture de 485 chevaux qui soit aussi bien équipée qu’elle. La R/T Scat Pack Shaker coûte 51 895 $ et revendique la même puissance, mais ne possède pas de freins Brembo à l’avant, de sièges en cuir ni d’énormes pneus de performance de 20 pouces. Peu importe celle qu’on choisit, par contre, on ne s’ennuie jamais.

Sauvons la SRT manuelle!
Si vous n’êtes pas excité en vous approchant de la Dodge Challenger SRT 392 et en ouvrant ses portes à l’aide des poignées très archaïques (mais cool), vous le serez assurément en vous glissant dans les sièges et en appuyant sur le bouton de démarrage. 

Le V8 sous le capot contient 6,4 litres d’extase mécanique, pure et sans filtre (enfin, façon de parler). Son grondement nous incite à laisser tomber tout le stress de la journée et nous colle un gros sourire au visage. L’expérience fait tellement du bien qu’on a envie de redémarrer le moteur encore et encore, juste pour le plaisir.

La seule option d’intérêt est la boîte manuelle Tremec à 6 rapports (1 000 $). Des bandes décoratives sur la carrosserie et des ceintures de sécurité rouges sont acceptables, mais dans sa forme originale, la Dodge Challenger SRT 392 est essentiellement parfaite. 

Le levier de vitesses drôlement incliné tombe bien sous la main et c’est un vrai délice que de le déplacer en première. D’ailleurs, pour une voiture aussi puissante et costaude, les commandes s’avèrent remarquablement légères et faciles à manipuler. Le point de friction de l’embrayage ne sera pas un secret pour personne et le poids de la pédale est parfait. De plus, effectuer des rétrogradations en pratiquant le talon-pointe est un jeu d’enfant. Sans exagérer, je trouve que ça se compare à une Porsche 911. 

392
Le couple massif du V8 est disponible assez tard, soit à 4 200 tours/minute, mais ce n’est que pour nous obliger à donner un bon coup de pied sur l’accélérateur. Essayez-le et vous remercierez les dieux du caoutchouc, c’est moi qui vous le dis. En maintenant la pédale enfoncée jusqu’au plancher, on atteint 100 km/h en 4,5 secondes environ. 

Malgré cela, la SRT 392 n’est pas si difficile à conduire, même en pleine accélération. La seule chose qui me dérange, c’est le volant : ses bras surdimensionnés nous empêchent de bien l’agripper. Pour le reste, le châssis est bien réglé pour encaisser toute la force du moteur. 

J’adore faire mordre la poussière à d’autres conducteurs à un feu de circulation, mais la Dodge Challenger reste une machine qu’on apprécie davantage en conduite décontractée. Même dans les rapports supérieurs, la puissance est généreuse et facilite les sprints. 

Pas une voiture sport
La Dodge Challenger SRT 392 2016 a beau avoir une suspension signée SRT avec 3 modes, des amortisseurs Bilstein et de grosses barres stabilisatrices, mais son roulement est vraiment confortable. En vérité, quel que soit le mode choisi, on sent la carrosserie pencher dans la plupart des virages. D’un autre côté, la répartition du poids de 55/45 (avant/arrière) n’entraîne qu’un léger sous-virage lors des manœuvres agressives. 

Sur un circuit, par contre, le gabarit de la Challenger SRT 392 lui donne de la misère. Oui, les pneus P275/40R20 fournissent énormément d’adhérence, mais il suffit qu’on enfonce l’accélérateur d’un millimètre de plus pour les faire déraper ― et voilà que le plaisir recommence. Mieux vaut laisser l’antipatinage en mode Sport si votre expérience de drift est limitée.

Les versions SRT 392 et Hellcat bénéficient de freins Brembo avec étriers à 6 pistons à l’avant et ceux-ci font de leur mieux pour garder la belle gueule de la voiture loin des murets de ciment. Malheureusement, ils deviennent très fatigués après quelques tours. Ce n’est pas le cas sur la route, cependant.

Pour le style
Même si les nouvelles Ford Mustang et Chevrolet Camaro arborent un superbe look, je continue à penser que la Dodge Challenger est la plus attrayante du trio. De tous les angles, elle nous révèle des éléments de design clairs et simples à comprendre. Voilà pourquoi il est si facile d’aimer cette voiture.

L’habitacle abonde dans le même sens. Les sièges sont volumineux et confortables, bien que leurs gros appuis latéraux nuisent aux mouvements du bras quand on veut changer de rapport. Le tableau de bord est aussi distinctif qu’ergonomique, tandis que le système d’infodivertissement Uconnect figure toujours parmi les meilleurs de l’industrie. 

Un amour irrationnel
L’irrationnel est souvent complexe et difficile à expliquer. Je relis mon texte et je m’aperçois que je n’ai peut-être pas assez bien clarifié pourquoi j’aime autant la Dodge Challenger SRT 392 2016. Tout est une question d’émotions et de sensations que les mots arrivent mal à décrire.

Cette voiture vaut plus que la somme de ses parties et la meilleure façon de le comprendre est en l’essayant. Si vous le faites, attendez après une dure journée au bureau ou encore quand les enfants vous rendent la vie insupportable. La Challenger SRT 392 vous débarrassera de tous vos soucis ― excepté peut-être celui d’annoncer à votre douce moitié que vous l’avez achetée… 

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Photos :M.St-Pierre
Photos de la Dodge Challenger SRT 2016