Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Toyota Camry Hybride 2011 : essai routier

Toyota Camry Hybride 2011 : essai routier

Endoctrinement hybride Par ,

Je suis devenu un de ces conducteurs qui me tapent tellement sur les nerfs, le type qui pense sauver la planète en conduisant son véhicule hybride végétativement afin de consommer le moins possible. Vous connaissez le genre. Ça lui prend deux blocs avant d’atteindre les 50 km/h, parce qu’il ne faudrait surtout pas que le moteur se dégourdisse et consomme inutilement du combustible fossile!

Mon modèle d’essai s’est avéré infiniment agréable, et j’anticipais toujours les séances de conduite. (Photo: Rob Rothwell/Auto123.com)

L’endoctrinement
Changer la façon dont une personne pense et réagit est une forme d’endoctrinement, ou plus fondamentalement de lavage de cerveau. Je ne me considère vulnérable ni à l’un, ni à l’autre, mais je suis convaincu que toute personne ayant fait ne serait ce que son cours de Psycho 101 ne serait pas d’accord! Tout comme ceux qui travaillent dans l’industrie de la pub, d’ailleurs.

Cela dit, je ne doute pas que mon endoctrinement fût enclenché au cours d’une récente semaine passée au volant de la Toyota Camry Hybride. Il y a quelque chose de révélateur à observer le degré d’efficacité énergétique qu’on peut atteindre en adoptant des stratégies de conduite qui optimisent le potentiel frugal de l’hybride.

Au début de la semaine, j’atteignais une cote plutôt décevante de 8 ou 9 litres aux 100 kilomètres. En mettant la main à la pâte, j’ai réussi à faire chuter ma moyenne ville-route à seulement 6,4 L/100 km. Ce ne sont toujours pas les 5,7 L/100 km promis par la Camry Hybride, mais c’est tout de même impressionnant.

L’adaptation la plus importante fut probablement d’apprendre à relâcher l’accélérateur et permettre au moteur électrique de prendre la relève. Ce qui était entièrement possible sur les routes planes et très peu inclinées. En effet, je pouvais aisément maintenir 50 à 60 km/h dans ces scénarios.

En revenant de l’épicerie, j’ai parcouru les derniers kilomètres sans consommer une seule goutte d’essence. Et ce, tout en m’arrêtant à plusieurs arrêts et en retrouvant les 50 km/h par la suite. Mais voici où le bât blesse : toute personne me suivant aurait cru que j’étais semi-végétatif ou encore paralysé par la timidité… et pour cause!

Ce mariage permet un rendement net de 187 chevaux, à peu près l’équivalent d’un puissant quatre-cylindres ou d’un très modeste V6. (Photo: Rob Rothwell/Auto123.com)