La suspension et, dans une moindre mesure, le freinage, ont aussi essuyé les foudres de nos essayeurs. L'un d'entre eux n'y est pas allé avec le dos de la main morte, comme dirait Jean Perron, en lui accordant une note de 5 sur 20. Ouille... « Suspension sèche et inconfortable, inefficace quand la route se dégrade », a-t-il déploré. « Sur les routes secondaires, elle m'a procuré un sentiment d'insécurité », a renchéri un autre.
On lui a également reproché sa tendance au sous-virage. Bref, l'Altima n'est pas très sportive, c'est le moins qu'on puisse dire.
Cela est d'autant plus dommage qu'elle reçoit l'un des meilleurs moteurs de sa catégorie. À 245 chevaux, il est le plus puissant, et son rendement est à la hauteur de ce qu'annoncent les chiffres. Encore une fois, laissons la parole à l'un des essayeurs: « Un superbe V6. Il en veut, il en redemande et il est toujours prêt, avec du couple à tous les régimes. Souple et silencieux, également ». Propos corroborés par les autres conducteurs, qui ont également souligné le jumelage harmonieux avec la boîte de vitesses automatique.
D'autres bémols: le freinage, en raison de la pédale spongieuse; et le système de contrôle de traction, qui n'a pas fait l'unanimité. En revanche, ses formes ont séduit le panel d'essayeurs au complet. Comme l'a fait remarquer l'un d'eux : « Elle a été la première belle berline japonaise de cette catégorie. »
Un honneur que lui dispute maintenant la Mazda6, mais c'est l'Altima qui a le mérite d'avoir redéfini les standards en matière de style.





