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Essai du Kia Telluride 2020 sur une longue distance : 3 gars, 6 jours, 2000 km

Chaque année, l’auteur de ces lignes quitte le Québec lors de la première semaine complète d’octobre pour se rendre à Hershey, en Pennsylvanie, afin d’assister au Hershey Fall Meet, le plus gros rassemblement de voitures anciennes au monde.

Voir Les plus belles voitures à l'encan RM Sotheby's de Hershey

Voici un compte rendu du voyage aller-retour à bord du Kia Telluride, nouveau VUS à trois rangées de la marque coréenne. Il faut comprendre que le choix du véhicule qui nous transporte à chaque année vers l’évènement est crucial, car si l’on part avec quelques bagages, on revient toujours avec… un peu plus de choses.

Voir notre essai routier du Kia Telluride 2020

Fiche technique du Kia Telluride 2020

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Photo : Kia

Beaucoup d’espace
Certaines années, je me suis rendu seul à Hershey. Une Mazda6, un Volkswagen Tiguan, ça suffisait. Avec un collègue en 2014, ce fut au volant d’une Volkswagen Golf familiale. Lorsque deux ou trois personnes m’accompagnaient, là, il fallait penser en fonction de volume ; Honda Odyssey et Pilot, Chrysler Pacifica, notamment. Vous voyez le genre.

Cette année, l’occasion était rêvée pour mettre à l’essai un des deux nouveaux VUS pleine grandeur apparus chez les Coréens cette année, soit le Hyundai Palisade et le Kia Telluride. Puisque j’ai assisté au lancement du premier en juin dernier, le temps était venu de faire l’essai de son jumeau chez Kia.

Avec sept places, mais surtout, un volume de 2455 litres, 1304 avec la deuxième rangée en place, on pouvait partir la tête tranquille, en principe.

En passant, sachez que le Kia Telluride a remporté notre prix Auto123 pour le VUS pleine grandeur de l'année pour 2020.

Photo : Kia

Si ça ne fonctionne pas la première fois…
Concernant le Telluride, quelques mots. D’abord, rappelons qu’il y a 10 ans, Kia introduisait son premier VUS à sept places, le Borrego. Le véhicule était intéressant et portait sur ses épaules la belle progression de la marque. Le problème, c’est qu’il s’est pointé au cœur de la crise financière et en pleine flambée des prix du pétrole.

Mauvais timing, comme on dit. Le Borrego est parti comme il est arrivé, dans l’ombre.

Dix ans plus tard, la firme revient à la charge et cette fois, le moment est mieux choisi. Surtout, la mécanique sous le capot est beaucoup plus frugale que ne l’étaient celles du précurseur en 2009 (un V6 et un V8).

Les chances de succès sont meilleures, c’est clair, et c’est sans compter sur les progrès réalisés par le constructeur depuis.

Photo : Kia

Le grand confort
Le premier critère lorsqu’on s’apprête à faire quelque 2000 kilomètres, c’est évidemment le confort, surtout lorsqu’on a le choix. Deux mille bornes à bord d’une Toyota 86, ça peut être dur pour le dos. À bord du Telluride, ni mes passagers ni moi ne nous sommes plaints un seul instant. Les sièges avant, tout comme ceux de la deuxième rangée, répondent à l’appel. Plus de soutiens latéraux et ils seraient parfaits.

Ce qui a dominé peut-être encore plus, c’est le confort offert par le véhicule lui-même. On a en fait l’impression de rouler sur un tapis d’air, surtout sur les autoroutes américaines, « légèrement » mieux entretenues que les nôtres, du moins dans les états de New York et de la Pennsylvanie.

Côté confort, donc, pour une longue randonnée, il n’y a rien à redire sur le rendement du Telluride ; c’est nickel.

A-t-on du plaisir à le conduire ? Non, quand même. Et ce n’est pas parce qu’on s’attend à s’amuser au volant de ce type de véhicule. Seulement, une direction plus précise, des sensations mieux livrées dans la cabine, des détails qui feraient la différence.

Photo : Kia

La consommation
Encore une fois, avec quelques milliers de kilomètres à faire, la consommation d’un véhicule peut avoir un effet sur le budget. Bon, lorsqu’on est trois pour se partager les coûts, l’impact est amenuisé, mais pour une famille qui prend la route, la donne est importante.

Au total, c’est une moyenne de 8,9 litres aux 100 kilomètres que nous avons maintenus lors de ce périple. Il faut le stipuler, 95 % du trajet s’est effectué sur l’autoroute. C’est quand même intéressant pour un brontosaure de la sorte, portant sur son dos trois adultes, leurs bagages et leurs achats réalisés sur place.

Car, oui, il y a eu quelques folies…
 
Une fois de plus, on est forcé d’attribuer une bonne note au Telluride.

Photo : Kia

L’espace
Ce n’est pas l’espace qui manque à bord du Telluride. Malgré tous les achats réalisés sur place, tant calculés qu’impulsifs, on a pu tout mettre à bord pour le retour. Cependant, pour avoir fait quelques périples du genre avec une fourgonnette, cette expérience avec le Telluride a servi à renforcer un argument que j’utilise depuis des lunes ; rien n’est plus pratique qu’une fourgonnette.

Pour vous donner une idée, le volume de chargement du Telluride avec tous les sièges rabattus, c’est environ ce que propose la Chrysler Pacifica derrière la deuxième rangée. Idem pour l’Odyssey.

Autrement dit, on va essayer de vous vendre l’espace d’un gros VUS à sept places à s’en époumoner chez les constructeurs, mais si vous avez une famille et que vous avez besoin d’espace, c’est une fourgonnette dont vous avez besoin.

Et ce n’est pas moins intéressant à conduire qu’un VUS, croyez-moi. Même que le niveau de confort de la longue familiale haute sur pattes est généralement supérieur.

Photo : Kia

Pour la consommation, c’est du pareil au même.

Pratique pour un voyage en famille, le Telluride ? Oui, mais jamais autant que peut l’être une fourgonnette.

Aides à la conduite
En terminant, voici quelques éléments qui ont retenu notre attention au fil de ces quelque 2000 kilomètres parcourus.

D’abord, le régulateur de vitesse adaptatif du véhicule prend aussi en charge le maintien dans la voie sans que le conducteur ait à ternir le volant. Le Telluride n’est pas le seul à offrir cette possibilité, mais contrairement à la majorité des autres, il est possible de faire confiance au système sur une plus longue période. Ainsi plutôt que de se faire rappeler à l’ordre toutes les 10 secondes pour mettre ses mains sur le volant, le délai est plus près des 35, 40 secondes. Conséquemment, il suffit de toucher le volant 2 fois par minute pour lui insuffler une petite direction afin de se laisser conduire. Et le système est efficace ; le véhicule garde le centre de sa voie sans donner d’à-coups pour se replacer constamment.

Photo : V.Aubé

Sur notre modèle, des caméras situées sur chaque côté du véhicule nous projettent une image, entre les cadrans de la jauge centrale, montrant les angles morts du côté où l’on souhaite se diriger. Le système est semblable à celui qui prend le nom de LaneWatch chez Honda, sauf qu’il est aussi offert pour le côté du conducteur.

Par moment, le petit coup d’œil qu’on prend le temps de jeter à l’écran se veut hyper rassurant avant d’effectuer un changement de voie, soit parce que la circulation est très lourde, soit parce qu’on est simplement aveuglé par le soleil. Bref, une caractéristique qu’on aurait avantage à retrouver partout à travers l’industrie.

Photo : Kia

Conclusion
Le Telluride de Kia, de même que le Palisade chez Hyundai, est un produit intéressant. Son grand défi, c’est de venir ébranler des ténors établis comme le Honda Pilot, le Ford Explorer et le Toyota Highlander, entre autres.

Si l’entreprise a de grandes attentes, elle sera déçue. Seul le temps peut permettre à ce véhicule de faire sa place. La qualité y est. La patience sera de mise.

La concurrence principale

Ford Explorer
Honda Pilot
Hyundai Palisade
Subaru Ascent
Toyota Highlander

Voir notre Comparaison Kia Telluride 2020 vs Hyundai Palisade 2020

Photo : Kia
Photo : Kia
Photo : Kia