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Essai de la Mini Cooper S 60e anniversaire 2020 : La puce urbaine à saveur rétro

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Du trio de petites puces urbaines à saveur rétro, seule la Mini Cooper s’en tire très bien, l’icône de l’industrie automobile britannique qui célèbre cette année ses 60 ans d’existence avec une livrée spéciale pour souligner ce noble passage. Les deux autres? La Volkswagen Beetle tire sa révérence après 2019, une commentaire qui s’applique également à la Fiat 500 annulée pour 2020, la diminutive voiture italienne qui ne se vend plus très bien depuis quelques saisons déjà sur notre continent.

Il faut féliciter les stratèges de Mini d’avoir multiplier les variantes disponibles au sein de son alignement. Non seulement la Mini Cooper est livrable avec un toit rigide ou souple, mais il existe aussi trois niveaux de puissance, et je n’ai même pas abordé le multisegment Countryman et la familiale Clubman.

Et même si le plus utilitaire de la gamme est LE modèle le plus couru de la marque, il faut l’avouer, la Mini Cooper occupe encore une place de choix dans le cœur des conducteurs passionnés, ceux et celles qui apprécient une direction ultraprécise, un châssis rigide à souhait et une tenue de route qui dépasse l’entendement. C’est avec ces attentes élevées que j’ai abordé lors de ma semaine à bord d’une très amusante petite voiture : la Mini Cooper S Édition 60e anniversaire 2020.

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Photo : V.Aubé

L’édition 60e anniversaire
Prenons le temps d’expliquer ce que l’ensemble 60ee anniversaire ajoute à la Cooper S, la marque Mini qui célèbre ces jours-ci ses 60 ans d’existence, la première du nom qui a fait son apparition en 1959.

Tout d’abord, le prix : la Cooper S qui voit son prix de départ de 27 390 $ gonflé de 6 900 $, une très jolie somme pour un groupe optionnel qui se veut majoritairement esthétique.

Heureusement, à travers la liste d’équipements ajoutés, on retrouve quelques joujoux intéressants comme le toit panoramique, les sièges chauffants (oui, il faut payer pour se faire chauffer le popotin chez Mini… un non-sens à mon avis), les phares automatiques avec détection de pluie et les antibrouillards aux diodes électroluminescentes, la radio satellite SiriusXM, le système de navigation Plus, le décodage de la signalisation routière et la climatisation automatique.

Photo : V.Aubé

Pour le reste, l’ensemble 60e anniversaire ajoute la riche couleur de carrosserie British Racing Green, les jantes de 17 pouces exclusives à l’ensemble spécial, le volant sport 60e anniversaire, le toit et les coquilles de miroirs latéraux de couleur Poivre Blanc, la sellerie de cuir exclusive, les bandes décoratrices sur le capot et, bien entendu, les écussons exclusifs à cette livrée anniversaire.

Règle générale, la Mini Cooper S 60e anniversaire 2020 a fière allure avec ce mélange très heureux de couleurs et risque de faire craquer les inconditionnels du modèle, surtout les plus nostalgiques.

Un habitacle rehaussé
L’ensemble 60e anniversaire est très attrayant à l’intérieur avec les sièges de couleur marron et les surpiqûres vertes. Comme on a pu le remarquer depuis la refonte de 2015, le niveau d’assemblage est en hausse, que ce soit au niveau de la planche de bord, des sièges ou ailleurs dans ce cockpit restreint. Malgré la croissance du modèle au fil des générations, la Cooper n’est pas ce qu’on peut appeler une marchande d’espace intérieur, surtout à l’arrière où seuls des enfants ne trouveront rien à dire sur l’espace réduit réservé aux jambes.

Photo : V.Aubé

À l’avant, c’est beaucoup mieux, mais ne cherchez pas de console centrale hyper pratique pouvant loger un ordinateur portatif, vous n’en trouverez pas! Outre les deux porte-gobelets logés non loin du levier de vitesses ergonomique, il y a ce regroupement de boutons logés eux aussi entre les sièges de la première rangée, ceux-ci qui permettent de naviguer à travers les menus du système infodivertissement. Au centre de la planche de bord, il y a bien sûr cet écran central placé à l’intérieur de ce cercle chromé, une solution présente à bord de la Mini Cooper depuis son retour dans l’arène au début des années 2000.

Le volant sport est lui aussi un modèle à suivre pour la prise en main. Autrement dit, ce dernier est très agréable à manier que ce soit en conduite urbaine ou plus engageante sur une route sinueuse. J’ai même trouvé que le levier de la boîte à double embrayage est amusant à brasser lors des changements de vitesses en mode manuel.

Photo : V.Aubé

Le clou du spectacle
Toutefois, la raison d’être d’une Mini Cooper S, c’est son agrément de conduite. L’effet « go-kart » est toujours aussi présent, et ce, même si l’option de boîte de vitesses manuelle ne figure même plus au catalogue. La bonne nouvelle, c’est que les deux livrées les plus abordables de la Cooper – la régulière et la S – profitent encore d’une unité à double embrayage très efficace, contrairement à l’unité automatique à huit rapports réservée aux versions John Cooper Works.

Le fait de ne plus devoir jouer avec trois pédales et de jouer du « bâton » donne au conducteur l’opportunité de se concentrer sur sa ligne de conduite et sur le volant sport. La direction est lourde, précise et enivrante à manier. La suspension, elle, est rigide – peut-être un peu trop même –, mais celle-ci combinée à un châssis hyper rigide fait des miracles en conduite plus poussée. Le freinage aussi n’est pas en reste, lui qui est très mordant dans toutes les situations. En fait, il demande même un légère période pour s’acclimater tellement la réaction de la pédale est instantanée, un trait présent à bord de d’autres produits BMW.

Photo : V.Aubé

Le 4-cylindres turbo de 2,0-litres développe peut-être 189 chevaux (un chiffre modeste lorsque comparé à d’autres sportives compactes), mais on a l’impression d’avoir beaucoup plus sous le pied droit, tandis que l’efficacité de l’unité à sept rapports surprend chaque fois qu’on enfonce le pied dans le plancher. Le discours journalistique automobile privilégie souvent les bonnes vieilles propulsions lorsqu’il est temps de parler de conduite pure, mais à bord d’une Mini Cooper S à roues avant motrices, il est très difficile de s’ennuyer.

Franchement, ce niveau de performance est même suffisant pour perdre son permis, la puce qui est à mon avis plus aiguisée qu’une Volkswagen Golf GTI, un modèle résolument plus confortable au quotidien.

Le mot de la fin
La Mini Cooper S ne s’adresse pas à un auditoire élargi, ça va de soi. Pour ces rares conducteurs encore concentrés à accrocher un sourire à leur visage, l’attrait de pouvoir conduire un concentré de performance et d’agilité 365 jours par année n’a pas de prix. Et même si le dossier de fiabilité de la petite n’est pas vierge, son rapport prix/plaisir est assez dur à battre, surtout si l’ensemble optionnel 60e anniversaire n’est pas coché, car même si ce groupe ajoute une touche rétro attrayante à la sportive de poche, une Mini Cooper S sans ces coûteuses options est loin d’être impertinente. Et face au niveau supérieur portant l’écusson John Cooper Works, la Cooper S représente un très heureux compromis!

On aime

La tenue de route
La sonorité de la mécanique
L'efficacité de la boîte de vitesses

On aime moins

L'espace restreint à la deuxième rangée
Les rangements peu nombreux à l'intérieur
La fiabilité aléatoire (à prévoir)

La concurrence principale

Honda Civic Si/Type R
Hyundai Elantra GT N-Line
Hyundai Veloster
Mercedes-Benz Classe A
Volkswagen Golf GTI

Photo : V.Aubé

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