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Essai du Chevrolet Blazer RS 2020 : le « bad boy » du groupe

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Auto123 fait l’essai du Chevrolet Blazer 2020.

Le Chevrolet Blazer est une icône auprès des puristes de 4x4. Les beaux exemplaires du camion lancé à la fin des années 60 se vendent à prix d’or de nos jours. Or, depuis l’an dernier, Chevrolet commercialise un autre Blazer, un multisegment parachuté entre l’Equinox et le Traverse dans la gamme déjà étoffée de véhicules utilitaires Chevrolet. Certains parlent d’un sacrilège, tandis que d’autres se réjouissent du retour d’un nom familier au sein d’une gamme qui propose des modèles comme la diminutive Spark ou l’électrisante Bolt.

Voir notre Comparaison Chevrolet Blazer 2020 vs Hyundai Santa Fe 2020

Peu importe de quel côté vous vous rangez – celui des inconditionnels outrés ou celui des consommateurs curieux –, le Chevrolet Blazer vient combler un besoin dans l’échiquier du constructeur, le modèle qui obtient le mandat d’enlever des ventes aux Ford Edge, Nissan Murano et Honda Passport de ce monde, ce qui n’est pas une mince affaire.

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Chevrolet Blazer RS 2020, profil
Photo : V.Aubé
Chevrolet Blazer RS 2020, profil

Heureusement, contrairement à la plupart de ses concurrents directs, le Blazer nouveau genre prend une direction un peu plus sportive, surtout avec ce modèle RS au look qui n’est pas sans rappeler le muscle car de la division américaine, surtout à l’avant avec ce grillage dominant et ces feux de jour amincis.

Pas vraiment le Blazer auquel nous sommes habitués
Un bref coup d’œil à tous les Chevrolet Blazer de l’histoire confirme que le plus récent véhicule à porter l’appellation n’a vraiment, mais vraiment rien à voir avec les générations précédentes, à part peut-être le nœud papillon et le nom. Contrairement aux modèles du passé, l’utilitaire ne repose pas sur un bon vieux châssis à échelle, mais plutôt sur une plateforme monocoque, soit celle que GM utilise déjà pour le Cadillac XT5 notamment. D’ailleurs, le simple fait que le Blazer soit muni d’un moyeu à six noix confirme le lien de parenté avec les autres utilitaires volumineux de la marque.

Chevrolet Blazer RS 2020, roue avant
Photo : V.Aubé
Chevrolet Blazer RS 2020, roue avant

Le design représente aussi un élément de différenciation digne de mention. Les Blazer du passé étaient des versions à toit allongé de camionnettes, tandis que le nouveau modèle s’inspire de la Camaro pour se distinguer dans cet océan de VUS tous similaires dans leur approche visuelle. Et face aux concurrents directs, le représentant de Chevrolet prend des airs de « bad boy », surtout avec ce modèle RS dont plusieurs détails ont été noircis à l’extérieur comme la calandre, les blocs optiques, le faux diffuseur et les jantes de 20 pouces. De plus, avec cette carrosserie blanche, l’effet contrastant du toit « flottant » est amplifié. Bref, je l’admets, je le trouve attrayant ce Blazer RS.

Un semblant de berline sport?
Même s’il revêt un museau de Camaro, le Blazer n’offre pas le même type de tenue de route que le muscle car. Pourtant, après quelques heures passées derrière son volant – un exercice un peu plus ardu en pleine pandémie du COVID-19 où les déplacements ne sont pas recommandés –, j’avais vraiment l’impression de conduire un véhicule résolument plus aiguisé que ses concurrents. La rigidité du châssis, la fermeté de la suspension et même une direction un brin plus rapide (sur le modèle RS seulement) lui confèrent une agilité insoupçonnée pour un véhicule haut sur pattes.

Chevrolet Blazer RS 2020, intérieur
Photo : V.Aubé
Chevrolet Blazer RS 2020, intérieur

D’ailleurs, cette planche de bord inspirée par celle de la Camaro – surtout à cause de ces grosses buses de ventilation circulaires – et le fait que la fenestration soit étroite donnent des airs de voiture sport à la portion avant du Blazer. À son volant, on n’a pas l’impression de conduire un VUS, et ce, même s’il a une garde au sol supérieure. Autrement dit, le Blazer RS s’adresse à un public sensible à l’aspect agrément de conduite d’un véhicule.

Je me dois d’aborder le groupe motopropulseur qui, sans surprise, est déjà utilisé à profusion à travers la gamme étendue de GM. Le V6 atmosphérique à injection directe de 3,6-litres de cylindrée livre toujours aux alentours de 300 chevaux (308 dans ce cas-ci), tandis que son couple atteint 270 lb-pi à 5000 tr/min. La seule et unique boîte de vitesses disponible est cette unité automatique à neuf rapports, une transmission qui fait du bon travail depuis son introduction à travers les multiples applications du géant américain.

Chevrolet Blazer RS 2020, trois quarts arrière
Photo : V.Aubé
Chevrolet Blazer RS 2020, trois quarts arrière

Malgré son poids important, le Blazer RS se tire très bien d’affaire lorsque le pied droit commande une accélération. À l’instar de plusieurs autres utilitaires GM, le Blazer propose plusieurs modes : Traction avant, Quatre roues motrices, Sport, Hors route et Remorquage. J’ai bien aimé le mode Sport qui aiguise les réactions du V6 en étirant les rapports dans certaines situations propices.

Il serait intéressant que Chevrolet propose une paire de palettes derrière le volant pour rendre l’expérience de conduite plus inspirante, mais il n’en est rien. Peut-être dans un avenir rapproché? Ce qui est certain, c’est que les accélérations sont plus franches lorsque le drapeau à damiers (mode Sport) est sélectionné. Il ne lui manque qu’une sonorité un peu plus rauque et le Blazer aurait plus d’arguments pour séduire les sceptiques.

L’un des désavantages à cette soi-disant sportivité, c’est qu’il faut prévoir une consommation de carburant à la hausse, surtout si celui ou celle qui tient le volant ambitionne. En effet, j’ai enregistré une moyenne aux alentours des 13 L/100 km, une statistique plus élevée que ce qui est prévu dans l’EnerGuide canadien. Gageons qu’en misant sur les deux roues motrices seulement et en modérant les accélérations, il aurait été possible de s’approcher de la consommation modèle.

Chevrolet Blazer RS 2020, avant
Photo : V.Aubé
Chevrolet Blazer RS 2020, avant

Le mot de la fin
Ce que je retiens surtout, c’est que le Chevrolet Blazer constitue une belle surprise, et ce, malgré un poids important et une visibilité arrière atroce (comme dans plusieurs autres modèles utilitaires d’ailleurs), le modèle intermédiaire montre un potentiel que je ne connaissais pas des VUS GM. J’ose même penser qu’une mécanique plus puissante pourrait profiter du châssis rigide du véhicule. À ce compte toutefois, on peut oublier cette possibilité, car la priorité de GM en ce moment n’est certainement pas de séduire une poignée de mordus de performance.

Le prix ahurissant de cette version RS me fait malgré tout pencher vers une livrée moins cossue, car à 53 768 $ (avec toutes les options), ce véhicule est très loin de représenter une aubaine. En fait, les options ne manquent pas dans cette fourchette de prix, même qu’à bien y penser, une Chevrolet Camaro constitue une option plus noble pour s’amuser au volant!

Chevrolet Blazer RS 2020, arrière
Photo : V.Aubé
Chevrolet Blazer RS 2020, arrière

On aime

Le look musclé
Le sentiment de sportivité
Boîte automatique efficace

On aime moins

La visibilité arrière
Le prix demandé (version RS)
Pas de palettes derrière le volant!

La concurrence principale

Ford Edge
GMC Acadia
Honda Passport
Jeep Cherokee
Nissan Murano

Chevrolet Blazer RS 2020, calandre, écusson
Photo : V.Aubé
Chevrolet Blazer RS 2020, calandre, écusson

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