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Essai à long terme du Kia Niro EV, 16e partie : Comment choisir sa borne de recharge à domicile (2 de 2) ?

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Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Niro EV. Aujourd’hui, la 16e partie.

Depuis la précédente chronique, j’ai commencé à raconter ce qu’il faut savoir pour magasiner la borne de recharge à la maison la plus adaptée à ses besoins. Nous avons d’abord fait plus ample connaissance avec le CE (le chargeur embarqué), l’indispensable ami de tous les VÉ, lequel nous a entraîné vers le passionnant propos de l’ampérage, l’un des nombreux non moins excitants thèmes qui gravitent autour d’une borne mais qui ont aussi le potentiel de nous endormir plus rapidement que Messmer.

Ces détails techniques digérés, passons au vif du sujet, c’est-à-dire aux critères de sélection de la fameuse borne de recharge. En passant, ils proviennent d’un « Comparatif de bornes résidentielles » préparé par BEQ Technology que j’ai mieux compris grâce aux lumières de Yannick Lemelin, coordonnateur du service à la clientèle de cette compagnie qui se veut un guichet unique quand vient le temps d’électrifier nos transports.

1 - Le fabricant
On en compte au moins 10 au Canada, dont ChargePoint, Wallbox, FLO, EVduty, Techno VE et Unit Chargers. Personnellement, je privilégierais les bornes assemblées au Québec en me disant que leur design a des chances de tenir mieux compte de nos hivers que, disons, une borne conçue à San Diego. Enfin, assurez-vous que la borne soit certifiée CSA ou cUL (obligatoire pour qu’un électricien ait le droit de l’installer au Québec).

2 - Longueur du câble
Il mesure au maximum 7,6m (25 pieds).

3 - Puissance
De 7,2 à 11,5 kW. Rappelez-vous le rapport à faire entre la puissance de la borne et la puissance du CE de votre VÉ.

4 - Contrôle d’accès à la borne
« Avez-vous peur de vous faire voler votre électricité par votre voisin?  Le contrôle d’accès peut être attrayant mais considérant le faible coût d’une heure d’électricité au Québec, il se pourrait que le jeu n’en vaille pas la chandelle », questionne Yannick avec justesse. Enfin, si vous y tenez, la majorité des bornes connectées par Wi-Fi offrent cette option.

5 - Carte RFID
La carte RFID est une autre forme de contrôle d’accès, comme une carte à puce, mais cette technologie tombe lentement en désuétude. « Aujourd’hui, votre carte, c’est votre cellulaire qui déverrouille la borne », précise Yannick.

Cable d'une borne de chargement Kia
Photo : Kia
Cable d'une borne de chargement Kia

6 - Connectivité Wi-Fi via application
La majorité des bornes peuvent être contrôlées à distance via l’application téléchargée sur votre téléphone intelligent. Très pratique pour vérifier l’état de la recharge confortablement assis dans votre salon ; pour la programmer durant une heure où le réseau d’Hydro-Québec est moins sollicité (conscience environnementale) ; pour savoir exactement combien de « jus » votre VÉ a ingurgité à chaque mois, à chaque année.

 « Une borne non intelligente est forcément moins chère que les autres mais aussi moins pratique », nous dit notre expert qui ne peut s’empêcher d’ajouter une importante précision : « Ce n’est pas la borne de recharge qui peut démarrer à distance le chauffage ou la climatisation de votre VÉ. » Ce petit tour de passe-passe, c’est l’application de la voiture, également téléchargée dans votre cell, qui s’en charge.

On peut aussi se demander si bientôt toutes les bornes proposées ne seront pas intelligentes étant donné les progrès rapides dans l’univers du VÉ ? « En fait, l’Europe l’exige déjà mais pas chez nous. Cela dit, le jour n’est pas loin où la borne permettra aussi de se connecter sur d’autres programmes tels Hilo, Google Home ou Alexa », dit Yannick.

7 – Porte-pistolet et porte-câble intégrés
Toutes les bornes incluent un support pour le pistolet pour éviter d’endommager son embout si on le laissait traîner au sol. De plus, le porte-pistolet intégré à la borne utilise moins d’espace mural. Si vous souhaitez également suspendre le câble, pourquoi ne pas vous procurer un simple support pour boyau d’arrosage ?

8 - Power sharing (partage de puissance)
Vous avez un VÉ à la maison ? Très bien ! Mais qu’adviendra-t-il quand votre conjoint et vos enfants auront aussi leur VÉ ? On imagine déjà une bataille pour le pistolet comme pour l’occupation de la salle de bain ! Bien sûr, deux circuits électriques indépendants desservant chacun une borne pourrait être la solution, sauf que la capacité de votre panneau électrique (et de votre budget) n’est pas illimitée. D’où l’intérêt d’une borne capable de partager le courant : elle commence par recharger les deux VÉ en même temps à demi-puissance puis, dès qu’une batterie est pleine, elle se concentre sur la seconde.

La Niro en chargement
La Niro en chargement

9 - Ajustement de l’ampérage
Pour ceux qui ont déjà un circuit inutilisé mais pas assez puissant ou qui manquent un peu de capacité dans leur panneau électrique.

10 - Branchement direct
Le fil de 240V installé par le maître électricien à partir de votre boîte électrique est connecté directement dans votre borne.

11 - Branchement avec prise 6-50 et 14-50
Cette fois, l’électricien a connecté le fil dans l’une des deux prises suivantes : une NEMA 6-50 (fiche de soudeuse) ou une NEMA 14-50 (fiche de cuisinière). Ces deux prises supportent un ampérage maximal de 50A. La fiche de la borne (fixée pas loin) vient se brancher dans l’une d’elles.

Pourquoi pas une NEMA 14-30, la fiche de sécheuse ? Vous ne disposeriez que de 30A et même de 24A en respectant le code électrique qui recommande de ne pas outrepasser le seuil de 80% de la capacité de l’équipement. Or, ces 24A seraient sous la moyenne actuelle.

12 - Borne portative
Une maison et un chalet ? Faites installer la prise nécessaire aux deux résidences puis déménager la borne à votre gré. Au départ, la borne portative se branche dans une prise avec fiche 6-50 ou 14-50. Mais toutes les bornes « branchables » (au lieu du branchement direct) ne sont pas nécessairement portatives. Elles se débranchent seulement pour vous permettre d’utiliser de temps en temps un autre appareil sur la même prise. « Notons aussi que la borne portative n’est pas nécessairement plus chère que les autres mais que l’ajout d’une prise représente assurément une dépense supplémentaire… et une possibilité de bris de plus », nuance Yannick Lemelin.

13 - Pour installation intérieure et extérieure
Le comparatif de BEQ n’indique que des bornes pouvant indifféremment travailler à l’intérieur ou dehors. Comme ce ne sont pas tous les électromobilistes qui jouissent d’un garage fermé, cette qualité va de soi. Pratiquement toutes les bornes sur le marché peuvent être utilisées à l’extérieur mais certains câbles s’avèrent moins flexibles sous l’effet du gel.

14 - Le modèle
Le fabricant a baptisé ses différentes bornes d’un nom digne de Star Wars. C’est aussi à cette étape qu’on peut se demander si on aime, ou pas, le look de la borne convoitée.

15 - La garantie
Trois ans.

16 - Le prix
Grosso modo, les bornes de Niveau 2 résidentielles coûtent environ 950$. Dans le comparo de BEQ, les prix oscillent entre 649$ et 1 295$. Plus la borne inclura l’une ou l’autre des options mentionnées plus haut, plus…

17 - Les subventions
Même si le récent budget provincial a abaissé les subventions pour l’acquisition des VÉ, neufs et d’occasion, l’incitatif pour l’achat d’une borne résidentielle n’a pas été affecté : jusqu’à 600$ (mais plus rien pour son l’installation depuis 2019). En plus, une vingtaine de municipalités du Québec remboursent entre 100$ et 500$ des coûts borne/installation (je compte d’ailleurs revenir sur cette question des subventions).

Maintenant que vous voilà au courant, je vous souhaite bon magasinage !

Des chargeurs portatifs
Photo : Insideevs.com
Des chargeurs portatifs

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