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Essai à long terme du Kia Niro EV, 19e partie : le pénultième verdict

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Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Niro EV. Aujourd’hui, la 19e partie.

Après douze mois à conduire le Kia Niro EV, notre essai long terme prend fin. Il est donc temps de passer en revue et faire le bilan de cette année derrière le volant de ce petit VUS tout électrique.

Globalement, le Kia Niro est un excellent véhicule électrique pour petites familles. Sans qu’il ne fasse quoi que ce soit d’exceptionnel au niveau de l’apparence – dans la circulation, il est discret presque à l’excès – ce VÉ se conduit bien, et il est pratique et spacieux.

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Trois ans, ce n'est pas vieux, mais …
Depuis son arrivée au Canada en 2019, le Niro EV qui n’avait alors pas beaucoup de concurrence a aujourd’hui plusieurs adversaires qui essaient de lui faire ombrage. Et pour cause, car ces adversaires sont plus jeunes, souvent mieux équipés et avancés technologiquement et même parfois disponibles en quatre roues motrices avec des autonomies équivalentes, sinon plus importantes que celle de notre bon vieux Niro EV.

Mais les plus jeunes se font aujourd’hui désirer et il faut, si vous avez de la chance, attendre de 18 à 24 mois avant de mettre la main sur l’une de ces raretés. Même notre bon vieux Niro EV ne peut plus être commandé pour l’année-modèle 2022. Il faut jeter son dévolu sur le tout nouveau – et prometteur – Niro EV 2023.

Un jour, c’est promis, nous vous en dirons plus sur ce modèle 2023. Avant d’aborder le prochain modèle, répondons d’abord à cette question qui vous vient certainement en tête : est-ce que ce Niro EV datant de 2019 en vaut la peine ou du moins en valait la peine, car même en version usagée, il est très difficile d’en trouver un.

Voici donc notre pénultième verdict – car oui, nous en aurons un autre la semaine prochaine!

Kia Niro EV, intérieur
Photo : D.Boshouwers
Kia Niro EV, intérieur

À l’intérieur
Le Niro est simple et facile à utiliser au quotidien. Le levier de vitesses est très bien disposé et se manie aisément. Le système d'infodivertissement, même s’il peut sembler un peu dépassé, est simple d’utilisation et a le mérite d’avoir un écran tactile et une pléthore de touches qui ont chacune une seule et unique fonction. Les menus sont bien agencés, même si ce n'est pas la meilleure interface sur le marché.

Apple CarPlay, et Android Auto peuvent être utilisés en branchant un appareil intelligent. Le modèle SX offre un système de recharge sans fil; utile si vous n’avez pas besoin d’utiliser Apple CarPlay ou Android Auto.

Sous le capot
Le Niro EV est propulsé par un seul moteur électrique qui produit 201 chevaux, qui sont envoyés aux roues avant via une transmission à entraînement direct à une seule vitesse. Le Niro EV peut effacer le zéro à 100 km/h en 6,5 secondes.

La capacité de la batterie de 64,0 kWh du Niro EV est en ligne avec le reste du segment, dépassant la capacité de la LEAF, équivalant celle du Kona Électrique et tombant juste en deçà de la Bolt EV. La batterie de 64,0 kWh du Niro EV lui permet d’offrir une autonomie de 380 km, ce qui représente la moyenne dans ce segment.

L’avantage d’avoir un véhicule pendant un an, c’est qu’on peut valider les chiffres en fonction des saisons. De notre côté, en été, et à plusieurs reprises, l’ordinateur de bord affichait une autonomie très légèrement supérieure à 500 km et d’environ 380 km en hiver avec les températures que nous connaissons ici. Donc globalement, les chiffres annoncés par Kia sont loin d’être dans le champ.

Kia Niro EV, trois quarts arrière
Photo : D.Boshouwers
Kia Niro EV, trois quarts arrière

En plein hiver comme en été, nous utilisions le chauffage, le volant et siège chauffant à fond et la climatisation avec les sièges ventilés lorsque la chaleur était insupportable. On ne va pas commencer à se priver et à paniquer parce que l’on conduit un véhicule électrique dans des conditions de températures extrêmes. Le confort est encore important. Et dans toutes ces conditions, l’ordinateur nous affichait constamment des données proches de la réalité.  

Qu’avons-nous aimé durant cette année de conduite?
Vous le savez, la voiture a fait le tour de plusieurs journalistes chez Auto123. Entre-temps, nous avons également eu l’occasion de conduire des voitures électriques d’autres marques. Quand on revenait derrière le volant de notre Niro EV 2020, on s’apercevait que pour l’année de création de ce modèle, Kia a fait du bon boulot, surtout au niveau de la batterie et de son autonomie.

Les nouveaux modèles électriques 2022 ou 2023 que nous avons conduits n’offraient guère plus d’autonomie que notre Niro EV. Inutile de vous rappeler que trois ou quatre ans équivalent à une éternité ou presque dans le domaine des voitures électriques ; il s’en passe des choses. Mais dans ce cas, tous les véhicules qui s’alignent dans le créneau du Kia ont passablement les mêmes autonomies, mais se vendent souvent quelques milliers de dollars de plus.

Il faut aussi saluer la solidité de notre véhicule d’essai qui, après avoir été conduit par plusieurs journalistes depuis 2020, affichait un peu plus de 20 000 km à l’odomètre. Si ce n’est pas courant, il nous est déjà arrivé de conduire des véhicules de presse qui affichait 16 ou 17 000 km, et très souvent, les bruits de caisse et autres couinements s’en donnent à cœur joie à l’intérieur de l’habitacle.

Notre Niro EV ? Rien! Pas un bruit de caisse, ni de plastique qui coince, ni de bruit de vent, rien! C’est plutôt bon signe pour l’avenir de ce Kia. On peut peut-être demander à Kia de nous laisser la voiture un peu plus longtemps pour voir si à 200 000 km elle sera toujours aussi silencieuse.

Kia Niro EV, sièges
Photo : D.Boshouwers
Kia Niro EV, sièges

Quelques fausses notes
Dans une voiture à prix modique, on peut très bien pardonner quelques oublis, quelques coins arrondis. Mais disons qu’avec un véhicule coûtant plus de 55 000 $, la pilule passe plus mal.

D’abord, le siège passager est entièrement manuel. Comment peut-on proposer un siège passager à réglage manuel dans un véhicule de plus de 55 000 $ ? Ce genre de fausse note fait baisser le niveau de satisfaction qu’offre le véhicule.

Idem pour l’essuie-glace qui n’a pas de détecteur de pluie. Ce sont des options que l’on trouve aujourd’hui sur des véhicules d’entrées de gamme et honnêtement, on ne parle pas ici d’options qui vont coûter cher à mettre en place.

Espérons qu’avec la version 2023, Kia ne fera pas d’économie de bout de chandelle.

Kia Niro EV, avant
Photo : D.Boshouwers
Kia Niro EV, avant

Verdict
Malgré ces quelques lacunes, eh oui il faut bien en trouver quelques-unes, ce n’est pas avec le bras tordu que nous recommandons l’achat de ce véhicule. Le Niro EV est bien construit, il est confortable et il se conduit bien. S’il n’est pas bardé de technologies, ce VÉ plaira bien aux consommateurs qui fuient les voitures munies de systèmes trop complexes comme la peste. On arrive aisément à contrôler le système multimédia et les autres fonctions du véhicule.

Nous avons discuté de ce modèle avec un ami, pour la bonne raison qu’il est propriétaire d’un Niro hybride depuis 2019. Trois ans et plus de 60 000 km plus tard, il l’adore toujours. Ce petit VUS est silencieux et malgré les kilomètres qu’il a parcourus, aucun bruit ou presque ne se fait entendre dans l’habitacle.

C’est un véhicule qui est bien construit qui inspire la confiance. Cet essai long terme est assez concluant pour nous que nous avons désormais très hâte d’avoir entre les mains le modèle 2023. 

Dans deux semaines, le verdict final et officiel de notre collaborateur Michel Crépault !

Kia Niro EV, port de chargement
Photo : D.Boshouwers
Kia Niro EV, port de chargement

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