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Premier essai du Mazda CX-50 2023 : aventuriers, bienvenu chez Mazda

Mazda CX-50 2023, profil
Photo : V.Aubé
Mazda CX-50 2023, profil

Auto123 y va d’un premier essai du Mazda CX-50 2023.

Montréal, Québec – Avec le printemps qui s’installe peu à peu, il est temps pour les automobilistes de reprendre la route pour une nouvelle aventure. Et c’est justement à ce public que s’adresse le nouveau Mazda CX-50 2023, l’option la plus robuste du constructeur depuis l’annulation du Tribute ou de la série B (il y a plus d’une décennie dans le cas de la camionnette).

Mais le nouveau venu n’est pas un camion basé sur un châssis à échelle comme le défunt pickup intermédiaire. Non, le CX-50 2023 reprend plutôt la plateforme du CX-30 et de la Mazda3 pour venir épauler l’autre multisegment populaire de la gamme, le CX-5. Autrement dit, le CX-50 se veut l’option idéale pour les fins de semaine loin de la maison, tandis que le CX-5 aurait une mission plus urbaine, si on se fie aux dires du constructeur.

Le CX-50 a beau se dessiner comme le véhicule robuste de la marque, il ne faut pas perdre de vue que tous les multisegments de la division nipponne sont capables de s’aventurer sur un chemin légèrement accidenté, surtout ceux qui sont livrés d’office avec le rouage intégral.

C’est donc par une journée pluvieuse du mois de mars que nous avons pris le volant d’une livrée GT Turbo du CX-50 2023, le véhicule qui est attendu quelque part au début du mois de mai pour ceux et celles qui ont déjà identifié le plus récent utilitaire de la marque comme leur prochain véhicule pour partir à l’aventure… ou simplement pour les aléas du quotidien!

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Mazda CX-50 2023, calandre
Photo : D.Boshouwers
Mazda CX-50 2023, calandre

Opération charme
Pour plaire à ce public qui aime s’afficher au volant d’un véhicule qui a de la gueule, les constructeurs ont intérêt à se lever tôt. Les options de véhicules « robustes » se multiplient à une cadence phénoménale dans la majorité des segments utilitaires de l’industrie, mais c’est particulièrement marqué dans les catégories populaires comme celle des VUS compacts. Dans ce cas-ci, le constructeur ne nous offre pas une version remaniée d’un véhicule existant, comme c’est le cas chez Toyota avec la livrée Trail équipée de l’ensemble TRD Hors Route ou chez Subaru avec la lignée Wilderness appliquée au Forester.

Non, le CX-50 est un modèle à part entière et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est plutôt réussi. Pendant mon essai où je me suis arrêté à quelques reprises pour prendre des photos du véhicule, deux personnes se sont approchées pour me poser des questions sur le modèle qu’ils trouvaient également très joli, et ce, même si mon exemplaire de couleur « Sable de zircon métallisé » était sale avec la pluie et la poussière qui recouvre les routes du Québec depuis une ou deux semaines.

Ce bouclier plus vertical à l’avant est résolument plus agressif que n’importe quel autre modèle tatoué du CX, le CX-50 qui se démarque aussi par ses ailes bombées à la manière d’un bolide de rallye, une facette accentuée par les contours d’ailes en plastique noir. Les blocs optiques paraissent également plus fonctionnels avec leur découpe « carrée ». Finalement, la présence de plastique noir dans les bas de caisse et la silhouette générale du CX-50 pointe vraiment vers un véhicule plus aventurier.

D’ailleurs, nous avons déjà hâte de découvrir la livrée Meridian munie d’un habillage plus mordant avec ses pneus hors route, ses jantes exclusives et son support de toit.

Mazda CX-50 2023, intérieur
Photo : V.Aubé
Mazda CX-50 2023, intérieur

Un habitacle séduisant
Même si les habitués des produits Mazda retrouveront plusieurs points de repère en s’assoyant à bord du CX-50 – on pense au volant agréable à prendre en main, à la jauge d’instrumentation classique à trois cadrans et à cet écran d’infodivertissement (il est également tactile) incrusté dans la planche de bord ou même à cette console centrale –, il n’en demeure pas moins que le design de cette planche de bord n’est pas aussi organique que celui des récents modèles de la marque, notamment par l’utilisation de buses de ventilation verticales de part et d’autre du poste de conduite et du côté droit également. On sent qu’on voulait nous proposer quelque chose de plus « camionnesque ».

Les sièges sont également très confortables, peu importe la rangée. Quant au coffre, il se montre très accueillant avec ses 889 L derrière la banquette de deuxième rangée ou 1 595 L lorsque celle-ci est repliée vers l’avant. Sachez toutefois que ce deuxième volume est inférieur à celui de la Subaru Outback qui livre plutôt 2 144 L avec sa banquette repliée.

Règle générale, l’habitacle du CX-50 est bien ficelé, il est joli et même bien éclairé, car Mazda profite de ce nouveau modèle pour introduire son tout premier toit panoramique.

Mazda CX-50 2023, avant
Photo : V.Aubé
Mazda CX-50 2023, avant

Un véhicule passe-partout?
Ce premier contact nous a permis de constater que le CX-50 peut se débrouiller dans une multitude de situations. Les organisateurs de la conduite avaient prévu plusieurs kilomètres sur un chemin truffé de nids-de-poule, de crevasses et même quelques portions argileuses, question de tester le mode Hors route, lui qui fait passer la teinte à la couleur sable dans l’écran central de la jauge d’instrumentation.

Le constructeur s’est contenté d’un seul mode hors route plutôt que d’y aller avec un menu chargé de plusieurs types de surfaces comme c’est le cas ailleurs dans l’industrie. Cette décision est logique quand on y pense. Après tout, le CX-50 ne sera pas appelé à franchir des obstacles infranchissables, mais si la route présente quelques bosses, ce paramètre de conduite accessible via ce petit interrupteur à gauche du levier de vitesses saura rassurer les conducteurs. D’ailleurs, outre quelques trous qui ont frappé fort sur les jantes de 20 pouces enveloppées par des pneus à profil bas, le CX-50 n’a vraiment pas bronché, malgré la cadence adoptée (une moyenne de 70 km/h environ) pour cette partie de la route.

Le mode Sport, quant à lui, illumine l’écran en rouge en plus d’augmenter la réponse du groupe motopropulseur. En effet, chaque pression sur la pédale de droite semble plus vive et ce n’est pas tout, car la direction se raidit également. Quant à la sonorité du moteur turbo, elle est un peu moins feutrée lorsque ce mode est activé. J’ai d’ailleurs bien apprécié le sifflement discret du turbo et de la valve de surpression.

Mazda CX-50 2023, trois quarts arrière
Photo : V.Aubé
Mazda CX-50 2023, trois quarts arrière

Quant au mode Remorquage, il s’agit d’une nouveauté pour la marque. Doté d’une capacité de remorquage de 3 500 lb (disponible seulement avec la livrée Turbo), le CX-50 a même prouvé qu’il était possible de tirer une telle charge, la remorque attachée au véhicule qui affichait un poids légèrement inférieur à la limite. Évidemment, avec un tel poids à l’arrière, le comportement du véhicule change beaucoup, lors des accélérations ou même encore plus lors des freinages, et ce, malgré la présence d’un frein de remorque. Logiquement, il serait recommandé d’y aller avec une remorque moins pesante ou de viser un véhicule mieux adapté à ce type d’activité.

Règle générale, j’ai retrouvé le même groupe motopropulseur enjoué sous le capot de ce nouveau modèle, le 4-cylindres 2,5-litres turbo de 256 chevaux et 320 lb-pi de couple qui ne déçoit pas depuis son arrivée à bord des produits Mazda. Certes, le CX-50 n’est pas aussi dynamique que le CX-30 par exemple, mais l’essentiel de la recette est là avec une direction qui se montre précise, une suspension ferme, mais pas inconfortable et une boîte de vitesses automatique à six rapports qui performe toujours aussi bien malgré les critiques sur le nombre de rapports disponibles.

Il sera intéressant de voir comment se comporte le CX-50 équipé du moteur 4-cylindres atmosphérique, le moulin qui livre plutôt une puissance de 187 chevaux et 186 lb-pi.

Mazda CX-50 2023, phare, capot
Photo : V.Aubé
Mazda CX-50 2023, phare, capot

Le mot de la fin
Ce premier essai est assez concluant : le Mazda CX-50 GT Turbo 2022 qui se positionne comme une option de plus pour les consommateurs qui n’hésitent pas à se déplacer pour pratiquer leur sport ou leur activité de prédilection, que ce soit en plein air ou non. Plaisant à conduire et capable d’en prendre – la livrée Meridian devrait en principe être mieux adaptée à une conduite hors route –, le CX-50 est également bien assemblé.

J’ai tout de même des réserves quant à l’utilisation d’un multisegment de taille compacte pour tirer une remorque aussi lourde, mais bon, les quelques kilomètres de remorquage ont démontré que c’est possible sans aucun passager additionnel ou de bagage dans le coffre.

Dans l’ensemble, le CX-50 risque tout de même de connaître un certain succès, parce que ses mécaniques sont connues, mais simplement parce qu’il est beau.

On aime

Le design très réussi
L’agrément de conduite
Les capacités hors route

On aime moins

La présence de jantes de 20 pouces sur un véhicule d’aventure
La banquette qui ne se replie pas à plat
Pas d’électrification à l’horizon?

La concurrence principale

Acura RDX
Honda CR-V
Lexus NX 250
Subaru Forester
Subaru Outback
Toyota RAV4

Mazda CX-50 2023, trois quarts avant
Photo : V.Aubé
Mazda CX-50 2023, trois quarts avant

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