Essai: Cadillac DTS 2006

Devinez quoi. La nuit dernière, j'étais en train de flotter sur un nuage, pourtant je n'étais pas endormi. Où étais-je? Dans une Cadillac DTS, bien sûr. Depuis que la marque de luxe de la division américaine de General Motors a effectué un changement de cap vers des berlines plus petites et plus performantes, la DTS émerge comme étant la grosse Caddy de la gamme. Elle occupe maintenant la place laissée par la DeVille qui avait donné des décennies de loyaux services. Tout comme sa devancière, la DTS est une grande berline qui fait usage d'une plateforme conçue pour la traction avant. Bon, il s'agit d'un point qui risque bien d'en satisfaire plusieurs et aussi d'en décevoir d'autres. Pour ma part, comptez moi parmi les « autres ». J'adore les qualités dynamiques de cette confortable routière si on oublie le fait que le délectable V8 Northstar est rattaché aux roues avant. Ce jumelage ne génère pas d'effet de couple de manière significative à moins de filer à toute allure sur une chaussée dégradée; ici une poigne solide est requise pour maintenir le véhicule entre les deux lignes qui bordent la voie. Toutefois, il serait importun de demander à une voiture de luxe de performer comme une berline sport. D'ailleurs, si vous désirez un tel véhicule, Cadillac offre toute une panoplie de berlines de performance à propulsion et ils sont plus aptes à la conduite athlétique que la sublimement douce DTS. Même si son comportement routier est décent, la DTS représente d'abord l'élégance, le luxe et le confort divin, mais sans être dépourvue d'adresse.